• Dudababel
    Dudababel
    2024-03-27

    Bonjour. J'ai produit un texte l'année dernière :

    Le salaire à perpétuité

    Il reprend (d'une manière peut être un peu sèche) le problème que j'ai toujours eu avec cette théorie du salaire à vie, et que je retrouve dans ce texte d'introduction :

    Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, il présente une analyse critique de notre système capitalisme voué à l'échec, et propose un modèle alternatif opérant un changement de paradigme radical sur notre rapport au travail. Le salaire ne serait plus lié à l'emploi, mais à la personne, et notre système économique tout entier doit être repensé pour que le travail ne soit plus un chantage à la survie au bénéfice des classes dirigeantes, mais au contraire un véritable moyen d'émancipation collective.

    Le rapport de production du travail salarié est consubstantiel à l'exploitation capitaliste, et chercher à "revisiter le salariat sur une base radicale" est donc un réformisme, puisque c'est chercher à revisiter l'exploitation capitaliste. De ce point de vue, Bernard Friot revisite le communisme pour servir sa théorie social-démocrate proposée comme radicale, et en cela va à l'encontre de la plupart des acquis théoriques de l'histoire de la critique sociale. Je reprend donc, dans ce texte, une sélection de passages de Marx qui me paraissent aller le plus à son encontre. Je pense qu'il y en à beaucoup d'autres.

    Au lieu du mot d’ordre conservateur: « Un salaire équitable pour une journée de travail équitable », ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d’ordre révolutionnaire: « Abolition du salariat ». (Travail salarié et capital)

    Au lieu du mot d'ordre conservateur " Le salaire à vie ", ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d'ordre révolutionnaire : " À mort le Salaire ".

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  • hermano@diaspora-fr.org
    hermano@diaspora-fr.org
    2024-03-27

    friot parle d'un salaire comme un attribut de la personne et qui vient poser le pouvoir de production comme un attribut anthropologique de l'homme .

    ça n'a rien à voir avec le salaire tel que décrit par marx qui est une rémunération consécutive à une production ou d'un poste de travail et conditionné à la soumission au capital .
    friot utilise le terme de salaire pour se situer dans la filiation des victoires obtenues par la cgt dans les tentatives pour redécollé le salaire du poste de travail .
    en somme un salaire communiste par opposition au salaire capitaliste .

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  • Magdoz
    Magdoz
    2024-03-27

    Ton lien est visible de tous, mais avec ton lien plus haut, seuls ceux sur le pod diaspora-fr peuvent commenter.
    Je le remets là, pour tous :

    Bonjour. J’ai produit un texte l’année dernière :
    Le salaire à perpétuité

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  • Dudababel
    Dudababel
    2024-03-27

    je suppose que tu n’as que lu ces 3 lignes et tu n’as pas écouté l’ensemble de l’interview, non ? :)

    Effectivement. J'ai déjà écouté friot pendant plusieurs heures et depuis plusieurs années, et je ne suis pas en situation d'écouter cet entretien en intégralité pour l'instant. Entre ce texte, cette miniature et ce commentaire, je pense pouvoir anticiper qu'il va dire la même chose que d'habitude.


    friot parle d’un salaire comme un attribut de la personne et qui vient poser le pouvoir de production comme un attribut anthropologique de l’homme .

    Parler du salaire comme un attribut anthropologique c'est ahurissant.
    Depuis que l'humain est, il est producteur, depuis des millions d'années avant l'économie marchande.

    Le salariat est un rapport de production de l'économie marchande, qui apparaît pendant l'antiquité, et il est le rapport de production dominant de l'économie capitaliste, qui apparaît à la fin de la renaissance / révolution industrielle : il y a quelques siècles seulement.
    Confondre la production et le travail, c'est la victoire de l'indistinction du monde marchand : c'est à ce sujet que vous trouverez dans mon texte :

    La production c’est le travail, la révolution c’est le salaire ; la liberté c’est l’esclavage.

    Si Friot utilise le terme de salaire comme il l'entend, alors c'est bien "un théoricien social-démocrate qui revisite le communisme". Tout "salaire" qui correspond à autre chose que la rétribution du rapport patron-salarié, c'est un salaire métaphorique.


    Moi, si tu veux par là, je suis d’accord avec toi… Mais le problème, c’est convaincre le grand nombre, ou en tout cas, dans ce grand nombre, [la majorité].
    Faut de la subtilité pour lutter contre ça…
    Mais sinon, oui, il faudrait le “à mort machin”… à condition d’avoir le pouvoir d’imposer ça… ça viendra peut-être un jour…

    Il me semble qu'on arrive ici à la limite de la position de marx : pour que l'avant-garde éclairée du prolétariat fasse passer ses idées progressistes, elle doit obtenir le pouvoir politique, par la majorité ou par le coup d'état, pour pouvoir imposer l'organisation qu'elle veut à des foules non-éclairées. On entre donc dans le débat marx-bakounine : les autoritaires contre les libertaires, la révolution politique contre la révolution économique.

    Quand on est bakouniniste sur ce point, on considère plutôt que ce n'est pas le pouvoir d'état qui doit changer de main pour qu'une avant-garde au pouvoir puisse changer le rapport de production, mais qu'il faut qu'on produise le rapport de production qui abolit le pouvoir d'état en général ; abolition par ailleurs inévitable au regard des tensions internes du capitalisme et de l'économie marchande qui s’aggravent en permanence, telle que posées par marx. (c'est compliqué d'y revenir maintenant). Pour marx il faudra l'imposer, pour bakounine il faudra qu'il s'impose.

    ça viendra peut-être un jour…

    Ca dois venir un jour.


    Je n'aurais surement pas accès à cette conversation jusqu'en milieu de semaine pro.

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  • Dudababel
    Dudababel
    2024-03-27

    Faut être plus malin, et discrètement glisser le pied dans la porte…

    et négocier.

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  • Magdoz
    Magdoz
    2024-03-27

    Y a un décalage important dans les messages.
    @hermano@diaspora-fr.org, je vois 4 heures après ton message.
    J'efface ma réponse, la tienne me semble plus intéressante.

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  • hermano@diaspora-fr.org
    hermano@diaspora-fr.org
    2024-03-27

    Parler du salaire comme un attribut anthropologique c’est ahurissant.

    friot ne parle pas du salaire comme attribut anthropologique, c'est ma phrase qui est mal tournée
    il considère la capacité de production comme étant un attribut anthropologique. et veux attribuer un salaire à vie pour sanctionner cet attribut .

    Depuis que l’humain est, il est producteur, depuis des millions d’années avant l’économie marchande.
    ben oui friot dit la même chose .
    pour le reste je te répondrai après avoir pris le temps de lire ton texte .

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  • Magdoz
    Magdoz
    2024-03-28

    Ah, désolé @Dudababel là aussi, il y a eu un décalage, je n'avais pas vu ton message, sinon j'aurais laissé le mien.

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