• Fabrice BEAUDOIN
    Fabrice BEAUDOIN
    2024-05-04

    Nous autres, Bretons de Cœur (et parfois comme moi de Sang), n'avons besoin d'aucun hallucinogène pour être "accro" au blé-noir, qu'il faut pourtant être halluciné pour nommer (ou plutôt surnommer) "sarrasin" ! La langue bretonne elle-même lui a donné le nom de "ed-du" donc littéralement "blé-noir" (même si nous somme d'accord sur le fait que ce ne soit pas du blé à proprement parler sur le plan biologique). > Précisons d’ailleurs que son arrivée en Bretagne n’a donc rien à voir avec les croisades ou l’Afrique du nord, comme on l’a longtemps, et à tort, affirmé. Au contraire, c’est en Chine que plongent les racines de cette plante (...) Ajoutons qu’assimiler la péninsule armoricaine à une « civilisation du sarrasin » est particulièrement réducteur. La distribution de cette culture est en effet inégalement répartie dans la péninsule. Le sarrasin est par exemple quasiment absent du pourtour du golfe du Morbihan et de l’estuaire de la Loire alors qu’il est très fréquent en Centre-Bretagne et en Ille-et-Vilaine. Auteur : Erwan Le Gall, Docteur en Histoire contemporaine, chercheur associé au Centre de recherche bretonne et celtique (CRBC EA - 4451 / UMS 3554) et enseignant à l'Université catholique de l'Ouest-Bretagne-Sud. Proposé par : Bretagne Culture Diversité

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