• Yann Asset
    Yann Asset
    2015-06-05

    Ha, non.

    Dire ça, c'est complètement nié le concept de révolution scientifique, pourtant central en épistémologie ( https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_scientifique ) .

    La science n'agit pas par accumulation successive, mais par la construction de modèle mis a mal par de nouvelles découvertes; ce qui conduit a une reconstruction des axiomes de la discipline.

    Prenons un exemple, le phlogistique. a son époque il décrivais plutôt ingénieusement le comportement de la chaleur, en l'imaginant comme un liquide qui passerais d'un objet a un autre.

    Cependant, on a par exemple démontré son invalidité en mesurant la température de l'eau en haut et en bas d'une cascade (elle est plus chaude en bas) ce qui n’était pas explicable par le phlogistique. On a donc reconstruit une théorie articulé autour du calorique, qui bien que permettant dans des cas spécifique d'obtenir les mêmes résultat que le phlogistique est vraie dans beaucoup plus de cas.

    La théorie du calorique n'inclue pas la théorie du phlogistique.

    La théorie des supercordes l'inclue pas la théorie de la relativité, mais décrit partiellement un même «réel» expérimental que celle-ci.

    Donc, oui, Einstein se trompait, car sa théorie a des angles morts et qu'il niais certains point du quantique théorique a l'époque et démontré maintenant, ça ne l’empêche pas d'avoir initié une révolution scientifique à son époque.

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  • gee Ⓐ⚑
    gee Ⓐ⚑
    2015-06-05

    Certes, mais ma critique portait surtout sur le fait qu'à entendre certains médias, une théorie s'écroule dès lors que l'on trouve un contre-exemple. Alors qu'on ne fait que trouver des modèles de plus en plus généraux, en général (c'est le cas de le dire), et que les modèles moins généraux restent valide à leur niveau et sous certaines conditions.

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  • Olivier (Greenman)
    Olivier (Greenman)
    2015-06-05

    C'est marrant, j'aurais pas mis la dualité phlogistique/calorique en face de relativité/supercordes.

    Suis ptet pas à jour, mais expérimentalement, je crois pas qu'on ait vérifié grand chose de la théorie des supercordes, si?

    Pour moi je suis plutôt d'accord avec ce que dit le Doc Gee (j'ai un jeu de mots tentant que je ne ferais pas!) si on se place dans le référentiel du nouvel esprit scientifique (fin XIXème à nos jours) décrit par Bachelard.
    Si la révolution scientifique a été une grande rupture dans l'analyse scientifique c'est surtout parce l'on a cessé de mesurer les phénomènes par nos perceptions, leur préférant des outils de mesure qui ont permis de réellement échanger des résultats et reproduire les expériences ailleurs et par d'autres personnes.

    Aujourd'hui et depuis quelques décennies nous vivons des élargissements des théories valables dans des conditions définies. Mais peut-être ne suis-je pas à jour, je me répépète un peu je sais!

    Bon We et merci pour la lecture :)

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  • Yann Asset
    Yann Asset
    2015-06-05

    Les médias ont en effet tendance a jeté le bébé avec l'eau du bain, et a imaginé qu'une théorie démonté par un contre exemple devient fausse sur tout les autres.

    (même si elle devient fausse en général.)

    @Olivier (Greenman) : Non, le concept de révolution scientifique fait aussi sens a l'heure actuel, un exemple récent qui me vient a l’esprit est l'ontophylogenèse (au sujet de laquelle je recommande vivement le livre de jean jacque kupiec) qui effectue un saut paradigmatique majeur sans forcément nécessité de nouvelle technique expérimentale (puisque cette théorie est née originellement de la dissonance des théorie «classiques» lors des changements d'échelles).

    La théorie des cordes est une réinterprétation du modèle général permettant certains calculs difficile autrement (follement mis en musique là https://www.youtube.com/watch?v=2rjbtsX7twc ). Ici le changement de paradigme facilite les calculs, et, il me semble qu'ils sont pour le moment des représentations équivalentes du «réel» perçut.

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