• Julien Delalande
    Julien Delalande
    2015-08-26

    Guillaume Duval a dit en 2013 des choses qui sont encore dans l'actualité comme :

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    L'allemagne est un pays conservateur, les femmes sont entrées massivement sur le marché du travail, mais très largement à temps partiel dans des petits emplois.

    Les réformes Schröder ont affaibli l'allemagne :
    - développement de la pauvreté et des inégalités,
    - affaiblissement de la négociation collective,
    - poursuite des déséquilibres démographiques,
    - dégradation des infrastructures,
    - accumulation de dette publique...

    mais l'économie allemande s'est tout de même redressée :
    - par le déclin démographique allemand,
    - par le faible coût des logements,
    - par sa spécialisation adaptée aux besoins des pays émergents (machines-outils, automobile),
    - car l'allemagne a tiré parti des PECO (pays d'europe centrale et orientale) après la chute du mur, par un gain en compétitivité-coûts, en gardant une base productive solide,
    - car l'allemagne a mieux résisté à la crise de 2008 car elle n'a pas perdu d'emplois grace au chômage partiel,
    - car la part des profits a chuté dans la valeur ajoutées,
    - par le bénéfice de taux d'intérêts extrèmement bas pour les entreprises et les ménages,
    - car l'économie allemande a profité de la baisse de l'euro en dollard,

    Les allemands ne font donc pas pression pour régler la crise de l'euro, l'austérité.

    On est en train de casser l'europe.

    Ce qui me rend optimiste, c'est que les allemands commencent en avoir assez et ne veulent pas d'une hégémonie allemande. L'eurovision a montré que les allemands ne sont pas aimés en europe et ça leur a fait un choc.
    Ce qui serait le plus utile, c'est qu'ils développent leur demande intérieure.

    Ils ont décidé travailler leurs points faibles : mise en place d'un salaire minimum, relance des investissements publics, création de modes de garde pour les enfants, augmentation des salaires des femmes...

    Les allemands restent très attachés à la construction européenne. Mais le couple franco-allemand n'est plus aussi important pour les allemands.

    Malgré les rapprochements qui s'opèrent, ll reste des différences fondamentales entre la France et l'allemagne.

    Dans toutes les entreprises allemandes il y a cogestion avec deux chefs, le pdg sorti de l'ENA n'existe pas en allemagne !

    L'apprentissage fonctionne bien car s'est bien encadré pour qu'ils apprennent vraiment et ce n'est pas du tout une voie de garage, on peut monter très haut dans la hiérarchie. Sans changer la mobilité sociale et l'importance du diplôme initial, on n'y parviendra pas.

    Dans les biens d'équipement, la France a perdu pied et c'est très difficile à rattraper. On est bons en maths mais les ingénieurs préfèrent la finance ce qui ne nous a pas réussi.

    En matière de r&d : Les corporatismes restent prégnents. Il y a une forte coopération technique dans des structures intermédiaires de recherche appliquée.

    La principale différence est sur les retraites. Mais la France risque de subir la même évolution. L'allemagne a peu d'emplois publics car les mécanismes de solidarité reste très caritatifs. L'église catholique allemande est la plus riche du monde.

    En état d'implosion démographique, les allemands encouragent l'immigration mais ne sont pas des champions de l'immigration. Il y a de gros problèmes d'intégration avec la communauté turque par exemple.
    "

    Y a-t-il un site où nous pourrions mutualiser la #transcription des vidéos et enregistrements sonores ?

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