• Salinger 3
    Salinger 3
    2016-06-20

    Le ministère de l'Intérieur avait déjà demandé aux supporters de ne pas évoquer le sujet. Dans un guide publié le 9 juin, veille du début de l'Euro, la place Bauveau demandait de ne pas «tenir de propos politiques, idéologiques, injurieux, racistes ou xénophobes» aux abords des stades. Et comme l'expliquait alors Le Figaro, ceci pouvait avoir deux buts:

    «Ce afin d'essayer d'éviter de voir certains hooligans tenter de rejouer les crises géopolitiques qui opposent certains pays en marge des matchs. Afin, aussi, que les débats sur la loi Travail et les grèves qui en résultent ne tournent pas en pugilat dans l'enceinte ou aux abords des stades, a fortiori si le mouvement social perturbe leur accès.»

    Devant la polémique, le ministère de l'Intérieur avait fini par se justifier en indiquant que les consignes venaient de l'Uefa (même si ce n'est pas tout à fait le cas) et reculer deux jours plus tard . Pour bien se comporter, il ne faut désormais «pas exprimer ou diffuser des messages injurieux, racistes, xénophobes, sexistes ou religieux». La supportrice anti-loi Travail pourra toujours dire qu'elle a bien respecté tout ça.

    VIDÉO. Interrogée sur l'Euro, une supportrice dénonce à l'antenne la loi Travail | Slate.fr

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