• Daniel Lamaison
    Daniel Lamaison
    2016-09-21

    C'est l'occasion d'épingler le remarquable. En France, la gauche se distingue de la droite en qu'elle est censée prôner une certaine ouverture d'esprit. Pour ne pas échapper au stéréotype, Mitterrand balaie une conception ethnique du pays (qui serait issu des Gaulois, ethnie dont nous, humbles descendant, avons d'ailleurs généreusement oublié toutes les valeurs... même la langue) l'élargit dans un soucis d'unité nationale (évidemment) à la diversité de ses composantes au moins historiques bien qu'on sente dans son discours un essoufflement, la difficulté croissante de prise en considération qui culmine avec les arabes. Ce n'est pas le consensus qui vise les composantes migratoires contemporaines qui portera un démenti à la posture. Mais ce qui est phénoménal dans tout ça c'est que la gauche en général (c'est à dire jusqu'à Mélenchon), exclut de la diversité culturelle française toute ses composantes autochtones. Autrement dit si dans la pensée dominante française un Gaulois = 1, un Breton = 0. Si un Portugais = 1, un Catalan = 0, si un Espagnol = 1, un Occitan = 0 etc. Non seulement la France a de plus en plus de mal à "assimiler" les ressortissants étrangers mais il est de plus clair qu'elle se bâtit sur un négationnisme des peuples premiers dont elle exploite pourtant les apports culturels comme tenants de la culture française. Une appropriation outrancière. Honteuse, de ce fait.
    Étrangement dans cette course à l'ethnique (dans le fond on accepte l'étranger épinglé comme tel comme marqueur d'une France ouverte, car c'est lui qui nous renvoie à notre conscience ethnique) on oublie, cette fois, les Francs, vecteurs important de la culture française, grands pourfendeurs de l'esprit latin de la langue dont ils ont accouché auxquels nous devons ce long tour noir qui a succédé aux plus grand oubliés de l'histoire française, les Wisigoths. Eux qui ont marqué de leur empreinte l'histoire de ce pays en maintenant pendant plusieurs siècles la culture gallo-romaine. Remarquez, on le comprendra, un pays centralisé comme la France ne se gère pas depuis Toulouse, c'est une faute de goût. Et puis c'est vrai que l'histoire ne retient que les vainqueurs. Ah, si les gaulois l'eussent été !!!

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