• albedo@diasp.eu
    albedo@diasp.eu
    2017-04-16

    Convergence éclairante : au même moment, en Algérie, le 5 mars 2015, les députés islamistes ont dénoncé une proposition de loi criminalisant les violences contre les femmes comme une intrusion dans l’intimité du couple et visant la dislocation de la famille. Autre convergence : le 25 janvier 2017, le Parlement russe, sous la pression de l’Eglise orthodoxe et du pouvoir, a dépénalisé les violences domestiques n’entraînant pas d’hospitalisation.

    Le refus d’interdire les violences dans la famille et envers l’enfant se situe en vérité bel et bien du côté des valeurs et des régimes autoritaires et antidémocratiques. Des études anthropologiques ont d’ailleurs montré que les châtiments corporels de l’enfant sont associés à une forte hiérarchie sociale, à une structure de pouvoir autoritaire, à la violence envers les femmes, et à la fréquence de la guerre et de l’homicide.

    Rien qu'avec ces deux comparaisons à ce point orientées et approximatives qu'on peut les qualifier de malhonnêtes, l'article vient à mes yeux de totalement et irréversiblement se décrédibiliser.

    Et pourtant, Dieu sait que je suis quelqu'un de souple en ce qui concerne la forme. Mais là, c'en est tout bonnement ridicule : à un degré près, l'auteur nous soutiendrait sans sourciller que s'il y a la guerre en Syrie, c'est parce que Bachar el-Assad n'a pas interdit la fessée.

    A contrario, l’interdiction des châtiments corporels constitue une prévention efficace des violences graves envers l’enfant.

    Belle lapalissade...

    De la même façon : avec ce bazooka, je suis sûr que le moustique qui squatte ma chambre depuis 3 jours ne fera plus long feu.

    Je suis condamné à subir ça jusqu'à la fin de mon existence : la détermination de mes conditions de vie par le con.

    C'est parce qu'un certain nombre d'abrutis, qu'il convient bien évidemment de sévèrement poursuivre, envoient leur gosse au mieux à l’hôpital (psychiatrique), au pire à la morgue, qu'on ne pourra plus flanquer une tarte 3 fois sur toute son éducation, à son gosse quand il devient parfaitement ingérable.

    Je suis bien d'avis que toute violence est un échec. Moi aussi je pense que la plupart du temps, ce n'est pas nécessaire à l'éducation. Mais parfois, t'as pas de chance, ton gosse, il est mauvais. Ou alors il pête une case, et à moins de lui en coller une, il t'écoutera pas, voila tout.

    Et si, je considère que dans une famille, il y a une hiérarchie, et que ça reste une bonne chose. Non, ce n'est pas l'enfant qui décide quand je dors, ou quels cadeaux il reçoit. Il requiert, et je décide, en fonction de variables auxquelles il a le confort de ne pas être confronté.

    Que je sache, ce sont pas enfants qui payent (cher) le loyer, les charges, les loisirs, ni qui assument l'entièreté des tâches domestiques (fastidieuses), dont pourtant ils profitent.

    Je suis d'avis que le parent doit avoir les moyens de s'assurer une certaine tranquillité au foyer. Et si, en dernier recours, cela doit passer par une violence limitée, et bien qu'il en soit ainsi.

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  • Raoul
    Raoul
    2017-04-17

    "Des études anthropologiques ont d’ailleurs montré que les châtiments corporels de l’enfant sont associés à une forte hiérarchie sociale, à une structure de pouvoir autoritaire, à la violence envers les femmes, et à la fréquence de la guerre et de l’homicide."
    Satori, tu peux lire les études en questions, les corrélations qu'elles révèlent sont quant mêmes intéressantes.

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