• tripesinn
    tripesinn
    2017-11-01

    Le pain suprasubstanciel - Le texte originel du Pater a été transmis par les évangiles en grec de Matthieu et de Luc qui utilisaient un terme particulier, le mot "epiousion". La souplesse de la langue grecque permet la création de néologismes à partir des nombreux radicaux disponibles. En l'occurrence, ce mot semblait formé du préfixe "epi" (sur, au dessus) et du radical "ousia" (essence, substance). De façon surprenante, les rédacteurs de la première version latine (Vetus latina) l'ont traduit par "quotidianum" (quotidien). Lorsqu'il révisa la "Vetus latina", en 380, pour en tirer la "Vulgate", Saint Jérome usa habilement d'un étrange artifice. Il utilisa "supersubstancialem" dans Matthieu et "quotidianum" dans Luc. La demande cathare d'une "nourriture spirituelle" semble bien plus proche du sens originel que le "pain quotidien" de la prière catholique. Par le pain suprasubstanciel, les Cathares entendaient : La loi de Christ qui a été donnée à tous les peuples. "Le pain de Dieu est celui qui vient du ciel et qui donne la vie au Monde. (Jean VI, 32-33)".

    http://jacques.prevost.free.fr/cahiers/cahier_34.htm

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  • tripesinn
    tripesinn
    2017-11-01

    Le rituel de la « traditio » du « Notre Père »

    « Vous devez comprendre que, si vous voulez recevoir cette sainte prière, il faut vous
    repentir de vos péchés et pardonner à tous les hommes ».

    http://manicheism.free.fr/maniblog/mysterescathares.pdf p.6

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  • tripesinn
    tripesinn
    2017-11-01

    Les Cathares attachait une grande importance à l’authenticité. Dans leur conception,
    l’homme naturel n’était pas une création du Père invisible, mais celle du démiurge. Il était fils
    du démiurge et non du Père invisible, l’Esprit. Donc, s’il s’adressait à l’Esprit comme à son Père
    authentique, c’était une sorte de mensonge. Considérer l’Esprit comme son Père authentique
    était le privilège de l’homme véritable, celui qui était né de l’Esprit. « Et le Seigneur me dit :
    « Avant que le démon avec toutes ses hordes ne soit chassé de la face du Seigneur, ils
    glorifiaient les uns les autres ce Seigneur en prononçant ces mots : Notre Père qui êtes aux
    Cieux, et leurs actions de grâce montaient directement jusqu’au trône du Père. Après la chute,
    il fut désormais interdit de glorifier le Père de cette manière » (Interrogatio 46). Seul un
    homme chez lequel l’Esprit, ce véritable « Fils du Père » jusque là endormi, commençait à
    s’éveiller, un homme qui essaie au moins de vivre des forces mêmes de l’Esprit, seul un pareil
    homme pouvait donner à cette force nouvelle l’épithète de Père. Seul un être pourvu de sa
    véritable identité était donc en droit de prononcer le « Notre Père ». « Aussi devez-vous
    comprendre la façon dont il vous faut recevoir cette sainte oraison qu’est le Notre Père. Toute
    brève qu’elle est, elle contient de grandes choses. Il est aussi nécessaire que ceux qui
    prononcent le Notre Père honorent ce Père par de bonnes œuvres ». (ibid)

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