• patient13@framasphere.org
    patient13@framasphere.org
    2018-01-18

    Dans l mesure où les routes ont été fermées par l'état et barricadées pour se protéger des flics, ça ne devrait pas être un problème

    Pour le 10 février au plus tard, elles seront ouvertes ^^

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  • ËdzëronK
    ËdzëronK
    2018-01-18

    Remarque : il n'a pas dit les quels...

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  • Canårđø-2.žerø
    Canårđø-2.žerø
    2018-01-19

    À propos du communiqué "commun du mouvement" suite à l'abandon du projet d'aéroport et au discours du 1er sinistre, il me semble important à des fins d'honneteté politique de préciser que la phrase concernant la D281, alias "la route des chicanes", n'a JAMAIS ÉTÉ VALIDÉE COLLECTIVEMENT.

    Cette phrase a été rajouté pendant les conférences de presse à la
    Vacherie mercredi après-midi par un petit comité de rédaction
    autodésigné qui s'est octroyé le droit de répondre à Edouard Philippe
    sur ce point, mettant le reste du mouvement devant le fait accompli
    d'une prise de position publique en son nom (ce qui est pour le moins
    une erreur stratégique, si l'enjeu est notre force collective face à
    l'État).

    Source: par mail-liste

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  • patient13@framasphere.org
    patient13@framasphere.org
    2018-01-19

    Qui est "par mail-liste"? Quel est sa légitimité? Les chicanes ont toujours été un point chaud, mais il y avait aussi un consensus pour dire qu'elles dégageraient le jour où elles n'auraient plus d'utilité

    Si "par mail-liste" est le groupe d'antifa qui s'était proclamé "protecteurs de la ZAD" et qui s'est fait virer à force de faire chier tout le monde, on s'en fout. Si c'est les zadistes, je n'en ai pas entendu parlé. Y aurait-il un comité zadiste invisible?

    Pour préciser les choses, la phrase litigieuse:

    En ce qui concerne la question de la réouverture de la route D281, fermée par les pouvoirs publics en 2013, le mouvement s’engage à y répondre lui-même. La présence ou l’intervention policières ne feraient donc qu’envenimer la situation.

    "le mouvement s’engage à y répondre lui-même", ça ne me semble pas être un engagement précis (on le fera nous-même... Un jour), ni une rupture avec la position des zadistes sur ce point (les bulldozers des flics ne les dégageront pas)

    Et vous pouvez lire le texte en entier sur le site ZAD à défendre, qui regroupe toutes les tendances zadistes. Si un zadiste avait une remarque à faire, il y aurait eu un droit de réponse ou une rectification ici

    Aux dernières nouvelles, le gouvernement envisagerait d'étudier la question de vendre ses terrains occupés aux gens installés dessus (sauf les terres réquisitionnées, qui reviennent de droit aux anciens propriétaires s'ils rendent l'argent de l'expropriation). C'est la manière la plus simple de régler le problème: devenus propriétaires ou locataires, les occupants ne sont plus des zadistes. CQFD

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  • Canårđø-2.žerø
    Canårđø-2.žerø
    2018-01-19

    Ci-dessous le texte (envoyé par mail sur la liste des comités) en entier.

    À propos du communiqué "commun du mouvement" suite à l'abandon du projet
    d'aéroport et au discours du 1er sinistre, il me semble important à des
    fins d'honneteté politique de préciser que la phrase concernant la D281,
    alias "la route des chicanes", n'a JAMAIS ÉTÉ VALIDÉE COLLECTIVEMENT.

    Cette phrase a été rajouté pendant les conférences de presse à la
    Vacherie mercredi après-midi par un petit comité de rédaction
    autodésigné qui s'est octroyé le droit de répondre à Edouard Philippe
    sur ce point, mettant le reste du mouvement devant le fait accompli
    d'une prise de position publique en son nom (ce qui est pour le moins
    une erreur stratégique, si l'enjeu est notre force collective face à
    l'État).

    Comme il a été écrit par ailleurs
    (http://zad.nadir.org/spip.php?article5028), la question du devenir de
    cette route est loin de faire consensus sur la zad comme dans le reste
    du mouvement.

    En témoigne au niveau des comités de soutien le texte signé par sept
    comités de la région en faveur de la normalisation de la route
    (https://acipa-ndl.fr/actualites/lettres-ouvertes-tribunes/item/793-une-prise-de-position-de-comites-de-soutien-proches-de-la-zad-sur-la-route-d281),

    ou à l'inverse les trois textes d'autres comités en faveur de la défense
    des modes de vies qui s'y déploient, deux dans le dernier ZadNews (un
    ici https://nantes.indymedia.org/articles/39816), et un au printemps
    2017 (https://zad.nadir.org/spip.php?article4532).
    Ou encore d'autres prises de position, comme celle-ci
    http://zad.nadir.org/spip.php?article5035, ou celle-là
    https://nantes.indymedia.org/articles/39811
    (et d'autres encore que je ne retrouve pas de suite)

    Hier soir a donc eu lieu une AG extraordinaire du mouvement sur ce point
    unique, avec plein de monde (au début en tout cas, parce que ça a duré).
    Autant dire que la discussion était longue et difficile. Je vous passe
    les détails pour en venir au fait :

    Suite à un coup de pression de Julien Durand de l'ACIPA en toute fin
    d'AG, affirmant que l'ACIPA et COPAIN viendrait de toute façon lundi et
    mardi pour "nettoyer"/"libérer" (/rendre au monde de l'aéroport) la
    route, une partie de l'AG s'est plus ou moins rangé à cette position,
    contre les avis de plein de personnes exprimés (ou parfois réprimés)
    tout au long de la soirée.
    Certain.es ont même affirmé que si les flics venaient pour rouvrir la
    route ou accompagner les ouvriers chargés de la remettre en État, illes
    ne seraient pas solidaires de celleux qui pourraient s'y opposer.

    Pourtant de "l'autre côté", personne ou presque ne défend une quelconque
    forme de "privatisation" de la route, et plein de propositions de
    "compromis" ont été faites, sans qu'aucune ne soit prise en compte.

    Autant dire que cette "décision" (ou prise de pouvoir, ou trahison ?) ne
    fait pas consensus, ni même qu'elle ne rencontre pas d'accord large.

    Et donc que des personnes s'y opposeront, nécessairement, pour défendre
    ce qui leur semble juste (la critique d'un monde où la voiture règne en
    maitre, l'aménagement du territoire contre son ménagement, la vie très
    concrête qu'illes mènent là depuis parfois des années,...).

    La question du sens des mots "solidarité" et "lutte" se pose très
    concrètement à chacun.e d'entre nous.

    Apparemment il y a une "suite" de l'AG aujourd'hui à 14h pour essayer de
    renouer les fils de la discussion. On va bien voir ce qu'il s'y passe.

    La question de la D281, et la temporalité d'urgence que nous a
    habilement imposé le 1er sinistre avec son espèce d'ultimatum, ne doit
    pas pour autant être l'arbre qui cache la forêt des axes de
    normalisation (loyer, fermage, impôts, eau et électricité, permis de
    construire, etc etc etc.)

    Comment peut-on continuer à s'accrocher à nos sacro-saints "6 points
    pour un avenir sans aéroport" (une chouette déclaration d'intention,
    mais après ?), alors que plusieurs voix du mouvement (ex : un
    agriculteur historique, un membre de COPAIN, etc.) se sont déjà exprimés
    publiquement au contraire des 6 points, en faveur d'une légalisation de
    TOUTES les installations agricoles ?

    Comment peut-on se dire "bon, il n'y a plus de menaces d'expulsions donc
    on peut/il faut dégager la D281", alors qu'il est toujours affirmé par
    les représentant.es de l'État que les squatteur.euses seront expulsé.es
    au printemps ?

    Comment peut-on se dire solidaire, humaniste, convergent.e des luttes,
    tout ce qu'on veut, et envisager cette légalisation qui n'est possible
    pour certain.es que par la grâce de nos privilèges néocoloniaux - vous
    avez déjà vu un camp de migrant.es ou de roms obtenir sa légalisation ?

    Il y a celles et ceux qui refusent cette légalisation, et celles et ceux
    qui n'ont pas le choix : Qu'arrivera-t-il aux sans-papiers ou aux
    personnes recherchées par la police, dans ce "présent sans aéroport"
    (ici en tout cas), que certain.es veulent négocier avec le gouvernement ?

    Rappelons-nous : rester neutre dans une situation d'oppression, c'est
    prendre le parti de l'oppresseur
    https://renverse.co/Le-privilege-de-la-neutralite-un-outil-de-domination-1363

    L, occupant de la zad

    PS : Si on se réfère au Larzac, autant ne pas regarder que la carte
    postale qui montre une jolie image de lutte victorieuse, alors que la
    Légion étrangère a repris ses quartiers sur le plateau
    (comme quoi le pouvoir n'a besoin que d'un peu de patience, tant notre
    mémoire des luttes est faillible) :
    http://lempaille.fr/les-legionnaires-arrivent-sur-le-larzac
    http://www.monde-solidaire.org/spip/spip.php?article6038

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  • patient13@framasphere.org
    patient13@framasphere.org
    2018-01-19

    Donc, "par mail-liste" c'est L. Il y a toujours une personne qui est contre par principe et qui finit par croire qu'elle est la voix de ceux qui se taisent parce que personne ne l'écoute

    L va bien devoir accepter le fait qu'il n'est plus occupant de la ZAD, parce qu'on occupe pas une zone d'aménagement différée qui n'existe plus. La nature du combat a changé, les temps héroïques sont finis et maintenant il faut bâtir sur ce qui a été fondé. Si certains veulent rester "libres et sauvages" dans les arbres ils le pourront, mais la plupart des zadistes voudraient habiter les lieux, pas les occuper

    Si L craint de devenir un esclave de la société s'il accepte un bail et l'eau courante, je peux lui indiquer d'autres luttes dans lesquels l'illégalité est encore le seul moyen d'action. On peut lui trouver un covoiturage pour le 10 février. Si poser son cul dans une bagnole n'est pas indigne de sa personne (mais dans la mesure où L accepte internet, il ne devrait pas faire son bégueule)

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  • Canårđø-2.žerø
    Canårđø-2.žerø
    2018-01-19

    Tu peux le voir comme cela. On peut aussi voir le fait que d'une part le fonctionnement autogéré de la zad, au terme de dix ans de lutte solidaire vient de faire un malheureux flop et que, d'autre part le lobby paysan est peut-être en train de tirer les marrons du feu.

    Mais il est trop tôt pour juger, faute de plus de confirmations sur ce qui se passe en interne.

    Perso, cette histoire de libérer les routes au plus vite, je ne le sentais pas et j'aurais voté contre. Je pense que la zad doit rester un territoire d'insoumission à l'ordre néolibéral, du moins tant que la question de l'expulsion des occupants demeure en suspend.

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  • patient13@framasphere.org
    patient13@framasphere.org
    2018-01-19

    Je pense que les zadistes décideront eux-mêmes ce qu'ils veulent faire. Ca fait un bout de temps que la majorité est favorable à la réouverture des routes, mais la règle du consensus fait qu'une minorités d'énervés peut bloquer tout

    Sauf que maintenant, les chicanes (qui sont l'un des points de récriminations des autres habitants de NDDL, entre autres) n'ont plus de raison d'être; au contraire, elles sont nuisibles

    Une minorité d'exaltés qui rêvent d'une lutte permanente sans savoir quand transformer ses gains en acquis sera contre, mais elle s'y fera ou ira ailleurs, voila tout

    Parfois, j'ai l'impression que certains ne veulent surtout pas de victoire, pour pouvoir continuer la lutte sans jamais avoir à assumer de responsabilités ni devoir faire des choix. Souvent, je vois des rebelles à fond contre le système sur internet, mais bien heureux de vivre selon ses règles et pas pressés que le monde change, effrayés de perdre leur petit confort. Et bien, que ces gens sachent qu'ils sont minoritaires pour les uns et trop veules pour entraver l'action de qui que ce soit pour les autres

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