• suryovanoros@framasphere.org
    suryovanoros@framasphere.org
    2018-03-30

    L'aspect libéral de toute entreprise humaine est, à mon sens, à dissocier de l'idéologie néolibéraliste qui est celle de la volontė de libėralisme. Vouloir que quelque chose survienne est différent du constat selon lequel on voit que quelque chose survient. Dans un cas, on cherche à ce que le système se constitue. Dans l'autre, on y participe, sans le vouloir.

    Ceci étant dit, pourquoi le pandu avec un A ? :)

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  • Robert Biloute - on diaspora-fr.org
    Robert Biloute - on diaspora-fr.org
    2018-03-30

    je dirais néo libérale ou un truc dans le genre, le courant de pensée libéral historique me semble bien plus sérieux.
    Sinon c une des plus grandes escroqueries de notre temps, si ce n'est ZE escroquerie fondamentale.
    Bon on pourrait dire que c de bonne guerre, que le matérialisme a fait la même à travers le marxisme, mais bon au moins yavait du fond, yavait un vrai boulot de fond, c'était pas juste un exercice de camelot à la foire approcheeez approcheeeez, elle est belle mon équation, c'est de la SCIENCE messieurs dames, aucune idéologie là dedans

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  • Robert Biloute - on diaspora-fr.org
    Robert Biloute - on diaspora-fr.org
    2018-03-30

    @Ἡλιοπίθηκος exact, un autre procédé super utilisé de tous les côtés: quand on veut disqualifier on parle des conséquences concrètes, quand on veut enjoliver on parle de l'utopie initiale.

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  • Le Pandu
    Le Pandu
    2018-03-30

    exact mais attention dès les origines le courant libéral s'est basé sur le crime: commerce triangulaire buisness as usual, les enclosures réduisant la paysannerie anglaise à la misère...
    Mais bonne remarque Ἡλιοπίθηκος sur ce qui est finalement le rapport dialectique immanence-transcendance. Beaucoup à développer ici mais je dois partir.
    Pandu avec un A parce que c'est écrit ainsi sur cette carte ancienne, et que de ce fait ça réfère à PAN

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  • suryovanoros@framasphere.org
    suryovanoros@framasphere.org
    2018-03-30

    Pandu avec un A parce que c’est écrit ainsi sur cette carte ancienne, et que de ce fait ça réfère à PAN

    Oh. Très bon, ça. Je ne connaissais pas l'ancienne graphie du tarot de Marseille. On en apprend tous les jours. Si ça se réfère à notre seigneur Πάν, alors l'aventure est encore plus riche en occasions de méditation.

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  • Robert Biloute - on diaspora-fr.org
    Robert Biloute - on diaspora-fr.org
    2018-03-30

    @le pandu ben là encore faut faire bien gaffe à comparer ce qui est comparable: le commerce triangulaire, on peut le voir comme une conséquence pratique du libéralisme, mais ça ne fait pas partie du courant de pensée initial.
    On promeut la liberté, notamment dans le commerce, pas spécialement l'esclavage. De même en marxisme on promeut une société juste (avec un sens bien précis pour juste), pas spécialement les goulags..

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  • Le Pandu
    Le Pandu
    2018-03-30

    Promouvoir une liberté qui n'exclut pas l'esclavage me semble, en fait, suffisamment disqualifiant. Et la liberté impliquant de mettre en œuvre une politique d'enclosures visant à priver tout un peuple rural de son mode de vie en équilibre pour avoir une "ressource" de miséreux disponibles pour la traite dans les usines est un crime tout autant, à la base même de l'édifice industriel moderne. Le problème du libéralisme en tant que théorie c'est qu'il repose entièrement sur des prémisses anthropologiques erronées faisant "naturellement" de l'humain un être égoïste cherchant à maximiser son profit (ou son bien être), prémisse qui n'est plus examinée en tant que telle (trop gênant: la discipline anthropologique l'a depuis longtemps disqualifiée) mais qui demeure le socle sur lequel tient tout l'édifice. Et qui est simplement faux. Il faut lire la "Dissociété" de Jacques Généreux qui a très bien mis le problème à plat, avec tous les rappels historiques et l'état des connaissances nécessaires à la démonstration.

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  • Robert Biloute - on diaspora-fr.org
    Robert Biloute - on diaspora-fr.org
    2018-03-30

    ha que ce soit faux et axiomatiquement faux, j'en suis bien convaincu.
    Mais je reprends ma marotte citée plus haut: adam smith par exemple, a beaucoup travaillé sur la liberté économique, il a aussi travaillé sur la morale.
    Pour la première il met en avant l'intérêt individuel, pour la deuxième la coopération.
    Le premier thème est le plus connu, le deuxième on en parle rarement, mais il y a de bonens raisons de penser que Smith lui même donnait plus de valeur à son Theorie des sentiments moraux qu'à son Richesse des nations.
    Le courant de pensée libéral, c'est très large. (D'ailleurs certains mettent Marx dedans!)
    Les enclosures c'est dramatique, mais comme l'explique marxou et d'autres c'est le capitalisme, la propriété privée des moyens de production.
    Le libéralisme est concrètement assez proche, accompagne, mais au sens strict n'est pas la même chose.

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  • Le Pandu
    Le Pandu
    2018-03-30

    Sur Adam Smith je suis d'accord que c'est un auteur dont on retient souvent une image déformée à dessein par les (néo)libéraux afin de donner une caution à leur thèses, en oubliant toute la partie de son travail qui est en désaccord. Effectivement si on pousse le limites du libéralisme à l’extrême ça peut englober tant de chose que le terme même ne possède plus de valeur discriminante. Comprendre le libéralisme dans un sens assez réduit pour qu'il opère de nouveau une fonction discursive pertinente c'est en effet le lier aux fonctions de domination capitaliste individualiste propre à l'Occident, au contraire par exemple du capitalisme d'état bureaucratique de l'URSS. Et ça ne le sauve pas aux yeux d'un observateur critique attaché à la liberté comprise comme autonomie émancipatrice généralisée.

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  • Robert Biloute - on diaspora-fr.org
    Robert Biloute - on diaspora-fr.org
    2018-03-30

    j'avoue je fais mon maitre capello, faut dire c'est assez chiant et peu précis tout ce vocabulaire

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  • Le Pandu
    Le Pandu
    2018-03-30

    ah bon, quel vocabulaire ? J'ai utilisé un mot de travers ? Enfin le langage c'est toujours écueil potentiel c'est sûr, parfois pour bien exprimer des choses on cherche des mots et on ne trouve pas le bon ^^

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  • Robert Biloute - on diaspora-fr.org
    Robert Biloute - on diaspora-fr.org
    2018-03-30

    non c'est pas toi, tout le vocabulaire pour désigner les courants/groupes/doctrines/idéologies..

    ça n'a jamais le même sens suivant les interlocuteurs, l'endroit et l'époque, les frontières sont floues, et la polarisation gauche/droite simplifie un peu plus à la serpette.
    Bon je suis habitué aux sciences dites dures, c pas la même binouze.
    C'est un peu mon hobby maitre capello, mais là je ressens de plus en plus le besoin de préciser les termes. Je sais pas, comme une impression qu'il faut faire un inventaire précis et avec du recul de ce qu'on a en magasin, histoire de pondre un truc qui nous sortirait un tant soit peu de l'ornière.

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  • Le Pandu
    Le Pandu
    2018-03-30

    Oui c'est clair que l'histoire des mots est compliquée parce que les mots sont une zone de conflit entre différents ensembles discursifs soutenant différentes options politico-philosophiques, donc l'enjeu est très réel; C'est marrant parce qu'en ce moment je lis justement un livre dont c'est l'objet: "Qu'est-ce que le matérialisme ?" de Patrick Tort, qui a pour objet de mettre en place une méthode qu'il nomme ACD, analyse des complexes discursifs afin de pouvoir s'orienter dans ce conflit de signifiances se jouant dans un espace difficile à explorer, celui de la dimension informationnelle

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  • suryovanoros@framasphere.org
    suryovanoros@framasphere.org
    2018-03-31

    Les plus belles méprises en Europe, viennent du fait que, par des déplacements dans leur histoire étymologique respective, des mots qui paraissent transparents sont en fait des faux amis quand on les écoute d'une langue à l'autre, le cas le plus célèbre étant la différence entre l'adjectif libéral en français et l'adjectif liberal en anglais. Pour rendre la complexité plus palpitante, les rapports interculturels provoquent des mouvements sémantiques par influence du vocabulaire étranger.

    Se comprendre un jour ? À mon avis, c'est mort ^^

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