• zebulon_1er@framasphere.org
    zebulon_1er@framasphere.org
    2019-03-26

    broyage des poussins

    C'est quoi cette horreur ? Pas vivants, j’espère ?

    0
  • Jean Carle
    Jean Carle
    2019-03-26

    SI si. Il n'y a pas si longtemps (2 ou 3 ans) Je ne sais plus quelle asso avait filmée un employé qui les mettait dans un sac poubelle pour les jeter. aux ordures (vivant dans un sac fermé)

    0
  • Emmanuel Florac
    Emmanuel Florac
    2019-03-26

    @Frantz (zebulon) Balinski les poussins mâles sont broyés vivants, directement dans un grand hachoir.

    0
  • zebulon_1er@framasphere.org
    zebulon_1er@framasphere.org
    2019-03-26

    Les monstres !

    0
  • Laurent Espitallier (compte bientôt obsolète)
    Laurent Espitallier (compte bientôt obsolète)
    2019-03-26

    Quand on tue un animal il est forcément vivant avant... au delà du fait de manger des animaux la question est de savoir ce qui fait le plus ou le moins souffrir mais aussi si on ne les mange pas si on ne peut pas faire autre chose que de les tuer.

    0
  • Cabri L
    Cabri L
    2019-03-26

    C’est quoi cette horreur ? Pas vivants, j’espère ?

    are you kiding me? ^^ sérieusement, ça s'ignore encore ça?

    atta, petite mise à jour de logiciel alors: https://www.youtube.com/watch?v=Yqa2Pj_HMyI

    si tu aimes le horror movie, tu vas être servi

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  • zebulon_1er@framasphere.org
    zebulon_1er@framasphere.org
    2019-03-26

    ça s’ignore encore ça?

    T'es gentil mais garde "ça" pour les psychos-sadiques, tu veux bien ?

    Il y a une grande différence entre faire de l'élevage (avec respect de la bestiole, j'entends) et balancer des poussins vivants dans un broyeur sous prétexte qu'il ne deviendront pas des poules pour la ponte.

    0
  • Canårđø-2.žerø
    Canårđø-2.žerø
    2019-03-26

    Ça fait des décennies que cette pratique est courante (balancer les poussins mâles au broyeur), mais il faut savoir aussi que même dans les élevages bio- machin-éthiques destinés à la production d'oeufs pour les bobos, les mâles sont éliminés eux aussi.

    Quant aux élevages destinés à la viande de poulet, ces mêmes poussins y auront droit à qlqs mois de sursis avant de passer à la chaîne d'abattage et à la casserole :-(

    0
  • Salinger 3
    Salinger 3
    2019-03-26

    rien ne se perd dans le poulet, tout se transforme.
    c'est comme le cochon.

    0
  • Salinger 3
    Salinger 3
    2019-03-26

    zut video YT où il faut etre enregistré pour la visionner :(
    mais je suis un méchant, voici le lien sans avoir besoin d'etre traqué par GG
    https://www.invidio.us/watch?v=Yqa2Pj_HMyI

    0
  • Cabri L
    Cabri L
    2019-03-26

    zebulon, en construction de phrase, ici rien ne se rapporte à l'interlocuteur: ça s'ignore encore => cette information s'ignore encore; et je m'en étonne car les campagnes de sensibilisation ont battu leur plein ces dernières années, même les merdias mainstream ont relayé.

    #goVegan

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  • Salinger 3
    Salinger 3
    2019-03-26

    en reprenant sa phrase, tu t'adressais indirectement à son auteur

    0
  • Salinger 3
    Salinger 3
    2019-03-26

    je n'avais pas vu ce docu mais la centrifugeuse a poussin ça m'avait marqué.
    je suis moins fan des nuggets du coup

    0
  • L'Intrus
    L'Intrus
    2019-03-26

    #Frantz (zebulon) Balinski

    Il y a une grande différence entre faire de l’élevage (avec respect de la bestiole, j’entends) et balancer des poussins vivants dans un broyeur

    Question : peux tu nous dire de quelle façon on tue avec respect de la bestiole ?

    0
  • Salinger 3
    Salinger 3
    2019-03-26

    gaz ?

    0
  • Eliceami
    Eliceami
    2019-03-27

    et le traité avec le Japon maintenant!

    0
  • Cabri L
    Cabri L
    2019-03-27

    s'adresser à vs/ se rapporter à

    mourir par asphyxie au gaz est long, douloureux et angoissant, y a aussi des videos qui ont montré cette réalité (de chiens dans des refuges débordés notamment)

    0
  • Jean Carle
    Jean Carle
    2019-03-27

    @Laurent Espitallier bien sur qu'avant de mourir on est vivant ^^

    Mais éviter de faire souffrir ... par exemple en endormant avant serait déjà un grand pas.

    @L'Intrus en commémorant les morts par exemple par une petite séance de danse autour de l’autel des sacrifices ???

    Ok je sors :)

    0
  • Luciole
    Luciole
    2019-03-27

    L'élevage respectueux, c'est un truc marketing pour faire gober la pilule et donner bonne conscience aux gentils urbains (et je dis ça sans aucun mépris puisque j'en ai fais partie pendant longtemps, et en toute bonne foi). Les végétaliens dans mon genre ne le sont pas par manichéisme, du genre "la mort, c'est maaaal, m'voyez", mais parce que l'industrie est partout, et qu'il n'est plus possible de faire confiance à l'industrie, avec ou sans labels à la con - d'autant qu'aucun éleveur ne maîtrise les conditions d'abattage, à moins d'être dans l'illégalité. Donc à part en étant 100% autonome (et je ne connais personne qui le soit) ou légèrement crédule sur les bords, il vaut mieux ne pas consommer de produits animaux, ou en tout cas le moins possible (quoiqu'on peut aussi se foutre de la cause animale, c'est une option comme une autre, mais alors il faut l'assumer).

    Quand je me suis installée dans la cambrousse où je vis actuellement, je suis allée chercher des poules réformées dans l'élevage bio du coin (celui d'où provenaient les œufs "bio et locaux" que j'achetais alors)... J'ai découvert deux hangars gigantesques remplis de pauvres bêtes déplumées et complètement déphasées... Le "parcours herbeux" dont elles étaient sensées disposer à l'extérieur était en fait un grand terrain vague en terre battue sans le moindre buisson pour s'abriter du soleil (qui cognait alors très, très fort, fin de canicule oblige)... Les quelques élues destinées à bénéficier d'une retraite au vert chez de gentils néo-ruraux (l'occasion pour l'industrie de se faire quelques biftons en plus, vu que les volailles leur sont revendues bien plus cher - y a pas de petits profits !) n'étaient qu'une poignée, la grande majorité attendaient de partir pour l'usine à colle après 2 ans de bons et loyaux (intensifs surtout !) services. Et en bio aussi, on se débarrasse des poussins mâles : le bio, c'est bon pour les humains, pour l'environnement à la limite, mais à part réguler l'alimentation et la médication des animaux (les antibiotiques surtout), ça ne s'occupe pas ou très peu de leur bien-être. Ça n'est pas un délire idéologique, c'est un fait, ou plutôt une triste réalité.

    A l'époque dont je parle, j'étais encore une omnivore qui pensais qu'acheter bio et local c'était bien, que c'était suffisant, que remettre en question mes habitudes alimentaires n'était pas forcément nécessaire, etc. Depuis j'ai fait du chemin, jusqu'à arrêter le beurre et le fromage dont j'étais pourtant friande (l'industrie laitière est également un véritable cauchemar). Et dans l'intérêt de ces pauvres bêtes, je souhaite les mêmes prises de conscience à toutes et à tous... Tant que le capitalisme et la société de consommation seront la norme, le végétalisme sera pour moi la seule solution éthique.

    0
  • Cabri L
    Cabri L
    2019-03-27

    +1

    0
  • Jean Ferreira
    Jean Ferreira
    2019-03-27

    @Luciole
    Je comprend tout à fait ce point de vue. Je me questionne tout de même sur ce que deviendront les espèces qu'on ne consommera plus.
    Serons nous assez clairvoyants pour laisser des prairies en pâture à des vaches, moutons, chevaux, poulets à l'état sauvage, ou l'arrêt de leur consommation signerait la disparition de toutes les espèces dites "domestiques" ?
    Seront elles devenues sacrées comme les vaches en Inde ?
    Seront elles sauvées pas des éleveurs respectueux de leur bien être jusqu’au moment fatidique de l'abattage ?
    Quid de l'éleveur qui inévitablement voudra augmenter son rendement ? Retour à la case "industrie" ?
    Je n'ai pas de réponses à tout ça. Je respecte les gens qui refusent l'alimentation carnée. Mais sa disparition pose alors d'autres problèmes.

    0
  • Cabri L
    Cabri L
    2019-03-27

    mui, c'est un peu le même raisonnement qui a été construit (à l'envers de tout bon sens) pour justifier les prisons, pardon, les zooz: la préservation des espèces. Donc dans cette "logique", l'esclavage/la détention arbitraire/le viol pourraient présenter des avantages? ils seraient possiblement un levier nécessaire quant à "laisser des prairies en pâture"? sans le viol, ces animaux seraient devenus trop cons pour assumer à nous leur reproduction? et quand bien même, leur disparition serait plus grave que leur existence de souffrance?
    "Quid des agences de GPA qui voudraient augmenter leur rendement?" est-ce que ça fait sens de s'interroger dans ces termes quand il s'agit d'exploiter le ventre de femmes pauvres et le commerce d'enfants humains?

    Ne serait-il pas surtout temps, en fait, de corriger ce logiciel de pensée qui nous font toujours percevoir des êtres vivants, sentiants, sensibles, comme des objets et des marchandises? pour enfin se poser les questions dans le bon sens: avons-nous le droit de disposer de leur corps, de leur vie. La disparition de nos privilèges, même si elle générait des "problèmes", ceux-ci ne pourraient jamais égaler les abominations qu'engendre l'exploitation des animaux. Le constat est très simple, la difficulté d'en accepter la réalité est notre seule responsabilité.

    0
  • L'Intrus
    L'Intrus
    2019-03-27

    #GabriL (marche plus le machin à adresses)

    y a aussi des videos qui ont montré cette réalité (de chiens dans des refuges débordés notamment)

    Encore une attitude puante des pays riches et civilisés... Des refuges débordés... Des refuges pour se protéger de qui, de quoi ? Pourquoi ne les laisse-t-on vivre en paix, aller où bon leur semble sans maîtres, sans propriétaires, en liberté ?... On se croirait revenu aux temps romains : Tu as voulu fuir ton maître, esclave. Tu seras exécuté.
    En France, des connards - surtout des connasses à ma connaissance - veulent qu’on stérilise tous les animaux libres qui on eut la malchance d’être domestiqués. Pourquoi ? Mais pour leur bien, bien sûr! Sinon ils seraient malheureux! Le même discours que les chasseurs persuadés que sans eux, des bêtes, il y en aurait trop...!
    Ici, en Grèce, les associations d’aide aux animaux militent pour l’exact contraire, qu’on les laisse vivre en paix et copuler comme ils l’entendent. Pourquoi la ville (là que les animaux libres - "errants" pour les français - posent problèmes aux connards - surtout aux connasses à ma connaissance) devrait être interdite à d’autres espèces que la nôtre ?... Parce qu’après il y en aurait trop ?...
    Ici ils sont libres (malgré les pressions de plus en plus fortes des connards), ils sont partout, ils sont tranquilles et vivent leurs vies en harmonie avec les autres espèces, de la place pour tout le monde. C’est comme ça depuis de millénaires et il n’y en a toujours pas trop!

    0
  • L'Intrus
    L'Intrus
    2019-03-27

    #Jean Ferreira
    La disparition d’espèces trafiquées génétiquement pour notre petit plaisir ne sera pas une grande perte pour elles, vue l’horrible existence qu’on leur fait mener. Car pour moi, passer sa vie dans un pré entouré de barbelés... Remplace "pré" par "Camp" et tu as Auswitch. Et quand aux espèces qui seraient capables de se demerder seules, suffit de virer le barbelés.

    0
  • Luciole
    Luciole
    2019-03-27

    @Jean Ferreira : je ne vois pas trop en quoi ça pose un problème... Des animaux il y en avait plein la nature avant que l'humain décide et s'arroge le droit de prendre toute la place, s'il arrête ses conneries la nature reprendra en partie ses droits, et ce sera très bien, tout est une question d'équilibre. C'est un peu comme de dire que le grand méchant loup c'est pas bien parce que ça pique la viande des gentils humains, que les chasseurs sont trop cools parce qu'ils "régule la faune sauvage" (mieux vaut en rire) et que les agriculteurs sont indispensables parce qu'ils "entretiennent les paysages" (sauf qu'en fait, la majorité d'entre eux défoncent la flore et ruinent la terre, c'est de plus en plus difficile à nier). Toujours cette même angoisse métaphysique de ne plus "contrôler" l'environnement, mais simplement d'y vivre en harmonie avec d'autres espèces, bon gré, mal gré, et avec modestie.

    D'autre part, en tant qu'antispéciste (parce que je ne suis pas sure d'avoir bien compris la question), je ne vois pas du tout en quoi les animaux domestiques seraient mieux que les autres animaux, d'autant que ce sont pour la plupart des animaux dégénérés modelés par et pour l'homme, et qui n'ont quasiment aucune chance de survie sans leurs créateurs et maîtres (et j'imagine que c'est là le cœur du problème : c'est tellement plus rassurant). Il ne s'agit pas d'ouvrir des camps de concentration pour animaux (ça c'est déjà la réalité), juste d'arrêter de les faire se reproduire, souvent de force et dans de très mauvaises conditions.

    D'un point de vue pratique, il y a la question de la fertilisation des sols, les espaces destinés à nourrir l'humain pouvant difficilement être laissés à la disposition des cerfs et autres sangliers... C'est une vraie question. J'ai beau être végétalienne, je milite également pour un monde sans pétrole, et le débat est vaste (c'est pour ça que je ne vois pas ma pratique du végétalisme comme un dogme, mais comme un pansement en attendant la fin du capitalisme industriel).

    A titre personnel, j'ai trois chevaux, que j'ai éduqué dans le respect de leur besoin physiologique. Je les monte occasionnellement, sans fers et sans mors : pas besoin d'instrument de torture pour pratiquer des activités à leurs côtés, il suffit de développer une relation avec eux, comme nous faisons entre êtres humains. Je ne fais pas de maraîchage (mes tentatives ont pour l'instant été un échec, je n'ai pas vraiment ça dans le sang), mais si un jour je participe à un projet collectif, j'espère qu'ils trouveront leur place devant une charrue ou une cariole... Dans le respect de ce qu'ils sont, tout comme nous nous respectons entre nous et partageons le travail et les charges en fonction de nos moyens. C'est une vision un peu bisounours, mais elle me paraît réaliste (car j'essaie chaque jour de la mettre en pratique) et faisable pour ceux qui s'en donneront la peine : c'est un idéal et il est loin d'être inaccessible. Ça suppose bien sûr de sortir d'une vision industrielle et court-termiste, de ne pas céder à la facilité de l'esclavage, et de se donner du mal (encore une fois, de la même manière que pour faire société entre êtres humains). En attendant de redéfinir mon projet, je ne leur demande pas grand chose et je les laisse profiter de leur vie, et je m'en tiens au végétalisme à titre personnel.

    Mais je pense qu'on peut aussi aller beaucoup plus loin dans une perspective végane (parce que faire société entre membres de la même espèce sera toujours plus facile dans la mesure où nous partageons le même langage, et que des abus seront toujours à craindre concernant les animaux)... Pourquoi devrions-nous avoir besoin de véhicules, si nous sommes capables de tout relocaliser et de vivre sur le modèle de la permaculture ? Pourquoi ne pas aller chercher les fertilisants dans la forêt, si nous en laissons suffisamment à la disposition des cerfs et des sangliers ? Je n'en sais rien, je pense que tout est possible, que tout le serait si nous nous donnions la peine d'y penser et d'y réfléchir vraiment. Il faudrait déjà en avoir envie, en avoir la volonté !

    J'espère que ça répond aux interrogations ci-dessus - le sujet est vaste et me passionne sous tous les angles, il y aurait de quoi faire une thèse sur le sujet, et le format des réseaux sociaux est finalement assez réducteur... :o)

    0
  • Luciole
    Luciole
    2019-03-27

    Quelques doublons avec les commentaires ci-dessus, c'est le problème quand on écrit un pavé... :p

    0
  • Luciole
    Luciole
    2019-03-27

    @L’Intrus : les barbelés devraient servir à protéger nos cultures, et non à emprisonner les autres espèces ! C’est la conclusion poétique et idéaliste d’un PDF qui m’a beaucoup appris concernant la gestion de la pâture en permaculture, ça m’avait mis des étoiles dans les yeux… Un monde où on irait à la rencontre des animaux, et où on se choisirait les uns les autres (ou pas du tout), comme des amis et des partenaires… C’est pas demain la veille, mais ça fait du bien de rêver par ces temps obscures ! :)

    Je mets le lien ici, au cas où ça intéresse quelqu’un (le passage dont je parle est le dernier paragraphe) : https://podologueequine.files.wordpress.com/2014/07/amc3a9lioration-et-gestion-de-pc3a2ture-version-finale-2.pdf

    Et l'article d'origine (sur un blog vraiment incontournable pour tout amoureux des équidés) ; https://podologie-equine-libre.net/2014/07/15/reflexion-sur-la-gestion-de-pature-pour-les-equides-en-permaculture/

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  • Jean Ferreira
    Jean Ferreira
    2019-03-27

    @Luciole
    Je suis entièrement satisfait de ta réponse.
    Ne pas avoir toutes les réponses permet d'en chercher. Je ne crains que ceux qui savent.
    Les ignorants affichent leurs croyances comme des savoirs.
    Les érudits eux savent l'étendue de leur ignorance.

    0
  • Cabri L
    Cabri L
    2019-03-27

    L'intrus, en première ligne déjà, concernant les refuges, c'est le viol, ouai parce que les "animaux de compagnie" (déjà cette formule m'exaspère, en tant que féministe, l'analogie me renvoie à une certaine expertise de l"animal de compagnie", bref), "ça" se produit aussi en surnombre, pour finir comme la bouffe et pour une part considérable à la poubelle, parce que c'est le passage à la caisse qui compte, après, le besoin, l'usage, toussa, mais qu'est-ce qu'on s'en cogne hein. Et ensuite, on fait des campagnes de "sensibilisation" contre l'abandon, mais on continue d'autoriser leur viol, leur kidnapping et leur commerce; foutage de gueule "libéral".

    La cohérence c'est d'aller à la cause des causes: si j'exige être libre alors je ne me permets plus d'exploiter autrui, si j'exige d'être respectée alors je renonce moi-même aux privilèges secondaires d'une quelconque hiérarchie de classes/genres/espèces

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  • L'Intrus
    L'Intrus
    2019-03-27

    @Luciole
    Tout ce que tu dis me va sauf "j’espère qu’ils trouveront leur place devant une charrue ou une cariole…"
    Comprends pas… Tu espères ? Tu espères que tu pourras les utiliser comme machines ? Qu'ils pourront se rendre utiles ? Au lieu de profiter de l'existence à rien foutre comme de grosses feignasses (ou comme moi) ? …
    Si je peux me permettre, ça ne donne pas très envie d'être l'un des tes (sic) chevaux… Se faire monter dessus (dans le respect, bien sûr), tirer une charrue ou une carriole (toujours dans le respect, ça va de soi)… Sans être payé… Mais je présume que tes chevaux sont ravis de servir, qu'ils ont le coeur sur la main, tout ça, tout ça…

    0
  • Jean Ferreira
    Jean Ferreira
    2019-03-27

    Tu sais @L'Intrus, brouter c'est un métier aussi. Et d'autant plus difficile l'hiver.
    Si en échange de tirer une charrue il a une étable au chaud et du foin tout l'hiver, ca peut se discuter. Après on peut aussi arguer qu'il a pas signé pour ca, et qu'alors il faudrait les envoyer à l'école pour comprendre son contrat.
    Enfin bref, rien n'est et ne sera jamais blanc ou noir.
    Je veux bien entendre qu'il faudrait vivre dans un monde où on respecte toutes les espèces, mais je suis pas sur d'éviter de prendre des bains pour ne pas nuire aux puces…

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  • L'Intrus
    L'Intrus
    2019-03-27

    Une grosse différence entre la souffrance que tu provoques sans le savoir (puces et milliards de bestioles qui se nourrissent par toi, que tu vas écraser en marchant, etc) et l'exploitation, la soumission imposée à un autre être vivant…
    Si j'étais un cheval, je préfèrerais mourir libre qu'être un soumis repu… Je ne suis pas un cheval, moi j'ai eu le choix.
    Déjà que je trouve scandaleux d'être un konkibosse humain, alors l'imposer à un autre animal, faire jouer le rapport malsain de l'échange, bosse ou crève, donne et tu recevras, on n'a rien sans rien… Et en croyant rendre service, en plus!!!…
    Je ne sais plus quoi dire tellement je suis atterré du chemin qu'il reste à parcourir…
    Moi qui, il y a quelques jours, me réjouissais qu'enfin la science allait pouvoir démontrer que les autres animaux avaient une conscience tout comme nous (cela semble logique pourtant, mais on nous enseigne l'exact contraire. Même Cioran enviait les animaux et leur inconscience de la mort, sans se poser la moindre question sur la véracité d'une telle affirmation)…
    Alors qu"il y a tellement de gens qui crèvent de faim, tellement de viande humaine qui encombre cette planète. Qu'on se bouffe entre nous au lieu de faire chier le monde!

    0
  • Jean Ferreira
    Jean Ferreira
    2019-03-27

    Ouep c'est un point de vue.
    Mais comme le cheval broute, l'homme au minimum cultive ou cueille lui même son aliment. (j'exclue ici le sujet sensible du chasseur).
    En faisant cela il travaille, et si tu ne cultives pas tu achètes le fruit du travail d'un autre. Avec quoi achètes tu ce travail ? Si c'est avec de la monnaie, alors elle est probablement issue de l'endettement de quelqu'un pour l'obtenir, et quelque soit le chemin qu'il a parcouru pour te parvenir, cette monnaie est celle du travail d'un autre.
    Je ne connais qu'une seule monnaie produite par autre chose que le travail. C'est la monnaie libre Ğ1, mais elle est loin d'être déjà largement utilisée vu son jeune age.
    Sans parler des blocage idéologiques rapportés à la valeur travail qui seule serait en mesure de représenter de la monnaie pour de nombreuses personnes en manque d'imagination …

    0
  • Emmanuel Florac
    Emmanuel Florac
    2019-03-27

    Puisqu'on anthropomorphise les animaux à tour de bras, pourquoi le cheval n'aimerait pas travailler et tirer une charrue, comme un humain peut aimer travailler ?

    Allez lire Spinoza, vous apprendrez qu'en terme marxiste il est impossible d'abolir l'aliénation, on peut au mieux choisir celle qu'on déteste le moins.

    J'ai poules dans un pré, seront elles plus heureuses si je laisse le renard les manger? Le renard opprime-t'il les poules? Vouloir que les humains se comportent différemment des autres animaux n'est ce pas prolonger l'exceptionnalisme humain occidental ?

    0
  • L'Intrus
    L'Intrus
    2019-03-27

    comme un humain peut aimer travailler ?

    Tu en connais beaucoup ? Demande leur s’ils ne préfèreraient pas avoir tout leur temps pour eux ?

    Le renard opprime-t’il les poules?

    Pas plus que le lion, la gazelle. Ce n’est pas de l’élevage. C’est de la chasse de carnivore. Que tous ceux qui veulent manger d’autres animaux les chassent eux-mêmes. Là on pourra comparer.

    0
  • Canårđø-2.žerø
    Canårđø-2.žerø
    2019-03-27

    "Vouloir que les humains se comportent différemment des autres animaux n’est ce pas prolonger l’exceptionnalisme humain occidental ?" :

    Sauf que les humains sont 7,5 milliards aujourd'hui (15 milliards en 2070 ?) et qu'ils sont à l'origine de l'anthropocène ..

    Aujourdh'ui 60 milliards d'animaux abattus tous les ans pour le plaisir de l'assiette. Demain, combien : 120 milliards ?

    Sans compter le braconnage, le piégeage, la chasse.. l'annexion généralisée et la destruction des territoires terrestres et marins où se développait la biodiversité.

    0
  • Merome
    Merome
    2019-03-28

    J'aime beaucoup la chaine Youtube "Ma ferme autonome" et le point de vue du vidéaste (permaculteur) sur le véganisme m'a fait beaucoup réfléchir.
    Je résume ce que j'ai retenu et qui est en rapport avec cette discussion :
    - Il y a 2 grandes façons de faire de l'agriculture et donc 2 façons de nourrir les humains : le système industriel productiviste à base d'intrants chimiques et de mécanisation à outrance / la permaculture à base d'intrants naturels (y compris d'origine animale) et traction animale et/ou intervention manuelle sur l'exploitation.
    - sans intrants, pas d'agriculture durable : on finit par épuiser le sol puisqu'on prélève à chaque récolte de la matière organique qu'il faut bien "redonner" à la terre pour poursuivre le cycle.
    - L'agriculture industrielle à base de chimie dépend fortement de l'abondance d'énergie et notamment de pétrole. On sait d'une part que ça ne peut pas durer puisque le pétrole (et ses dérivés fossiles) est en quantité finie sur terre. Même si on avait une source d'énergie infinie, on bloquerait de toute manière sur la pollution engendrée, minéralisation des sols, pollution des nappes phréatiques...
    - Du reste, l'agriculture chimique tue immensément plus d'animaux qu'une méthode agricole exploitant les animaux, car elle anéantit toute vie dans le sol (vers de terre, insectes notamment) et par extension toute la chaîne alimentaire qui arrive derrière (oiseaux, hérissons ...)
    - Reste donc la seule solution durable pour nourrir les humains : pratiquer le système agro-sylvo-pastoral, avec "exploitation" des animaux.

    Maintenant, on n'est pas obligé de faire des camps de concentration (bio ou pas) pour animaux. Et donc il y a une marge gigantesque entre le modèle actuel et un monde où l'on "exploiterait" les animaux juste pour maintenir une agriculture durable. Donc il est urgent de manger beaucoup moins de viande, et d'acheter le peu qu'on mange au plus près, à des agriculteurs dont on connaît les pratiques.

    Mais si on veut pouvoir manger des légumes sains durablement, l'exploitation animale me semble inévitable.

    La vidéo de "ma ferme autonome" qui explique ça de façon détaillée :
    https://www.youtube.com/watch?v=6X4UEawXu-Q

    0
  • Emmanuel Florac
    Emmanuel Florac
    2019-03-28

    @Merome +1 :)

    0
  • Canårđø-2.žerø
    Canårđø-2.žerø
    2019-03-28

    @Meromer :
    L'un des grands principes de la permaculture est justement de faire fonctionner la complémentarité entre différents végétaux judicieusement choisis (engrais verts, forêt jardin, ...) . Le but étant de supprimer touts intrants.
    Et c'est bien la première fois que j'entends parler de l'obligation d'apporter des intrants d'origine animale (hormis ceux provenant de nos toilettes sèches ou de nos composts ménagers, ce qui du reste n'est pas une obligation).

    C'est m'est avisse, encore un coup porté via la campagne des lobbys de la barbaque qui sévit depuis qlqs mois, relayée dans tous les médias mainstream par l'illustrissime Paul Ariès :(

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  • Canårđø-2.žerø
    Canårđø-2.žerø
    2019-03-28

    PS:
    @Merome
    Je viens d'essayer de regarder la video que tu as mise en lien, mais je n'ai tenu que quelques secondes. Le ton, le titre, l'amalgame entre une pognée de végans urbains (qui ne se nourriraient que d'aliments de synthèse) et l'ensemble des végés, dont beaucoup pourtant s'activent dans les AMAP et autres réseaux paysans locaux .. (c'est mon cas)
    Tout cela confirme mon commentaire ci-dessus.

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  • Merome
    Merome
    2019-03-28

    @pa¢ø-φ : j'ai hésité à te filer le lien parce qu'il commence particulièrement mal, par une introduction par un autre youtuber (que je ne connais pas et qui m'insupporte). Il faut commencer la vidéo à partir de 40 secondes.

    Sur le rôle des animaux dans la permaculture, tu as ça sur Wikipédia :

    "Beaucoup de projets de permaculture essayent d’utiliser des animaux plutôt que des humains. Les poules peuvent être utilisées comme méthode de contrôle des adventices en liberté ou dans un tracteur à poules et fournissent de multiples produits (œufs, viande, guano). Quelques types de systèmes agro-forestiers combinent les arbres et les animaux brouteurs. Ces animaux sont des animaux domestiques utilisés comme co-travailleurs, en mangeant une nourriture non comestible pour l’humain comme les limaces, les termites, et font intégralement partie de la lutte contre les nuisibles, en fournissant de plus des fertilisants à travers leurs excréments et en contrôlant certaines espèces d'herbes indésirables."

    et

    "Un principe stratégique de la permaculture est de favoriser les relations de synergie entre humains et animaux, les canards et les oies, s’ils ne sont pas trop nombreux, ont ici une fonction d’aide au jardinage."

    Par ailleurs, la ferme du bec Hellouin, le projet le plus connu de permaculture en France utilise la traction animale. On peut lire ceci sur leur site :
    "nous cherchons à faire de notre ferme un agroécosystème diversifié comportant des arbres, des cultures et des animaux, **la présence de ces derniers est importante pour boucler les cycles de la matière organique **et entretenir les prés-vergers"

    Les permaculteurs qui n'exploitent pas d'animaux doivent généralement se fournir en intrants (végétaux ou animaux) venant de l'extérieur. Mais du coup, ce n'est plus autonome et durable. Pour faire un cycle naturel complet, les animaux semblent indispensables.

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  • Merome
    Merome
    2019-03-28

    Pour compléter, une citation de Bill Mollison, le "père" de la permaculture, on ne peut pas faire plus "officiel" :

    En permaculture, nous devons essayer d’employer toutes les possibilités énergétiques d’un élément, et ce qui est unique chez les animaux, c’est qu’ils fournissent des produits utiles à partir de matériaux qui seraient autrement inaccessibles à l’homme. C’est ainsi que les animaux peuvent être utilisés comme :
    
    • producteurs de viande, de fibres, d’œufs, de duvet, etc., à partir de produits peu utiles à l’homme en tant que tel ;
    • fournisseurs de fumiers de haute qualité, provenant souvent des déchets de l’homme ;
    • pollinisateurs des plantes, et récupérateurs, rassemblant des matériaux dispersés à travers la permaculture ;
    • sources de chaleur rayonnant de leur corps, à utiliser dans les systèmes clos telles les serres et les granges;
    • producteurs de gaz (CO2 et méthane), à utiliser là aussi dans les systèmes clos telles les serres et les composteurs;
    • tracteurs, creusant la terre. Dans les espaces clos et sur les petits terrains, la volaille, les porcs et les poissons retournent efficacement le sol, le désherbent et l’engraissent ;
    • animaux de trait (de toutes capacités), faisant fonctionner pompes et véhicules ;
    • bulldozers pionniers pour défricher et fumer les zones difficiles avant de les planter;
    • pour contrôler les parasites, en dévorant les nymphes et les œufs de ces derniers dans les fruits tombés à terre, ou dans les arbres et les arbustes;
    • pour concentrer des nutriments spécifiques utiles à l’homme, comme l’azote et les phosphates provenant des mouches et des guêpes;
    • pour nettoyer les filtres à eau ; et
    • pour tondre l’herbe à ras, aidant ainsi à prévenir les incendies.
      

      Pour mettre ces différentes fonctions à profit, nous n’avons qu’à planifier en contrôlant le nombre des animaux et l’espace qui leur est dévolu.

    Bill Mollison, Permaculture 2, p.35

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  • Canårđø-2.žerø
    Canårđø-2.žerø
    2019-03-28

    @Meromeome,

    Je sais tout ça et je n'y suis pas fondamentalement hostile. Encore qu'il y aurait des trucs discutables, (par exemple les poules foutent un beau bordel dans les butes en dispersant le paillage) mais ça ne justifie que ces animaux qui nous donnent tant de bonheur finissent à la casserole ou au barbeuk simplement parce qu'on se croit une espèce supérieure ayant droit de vie et de mort sur les autres et qu'on fait une bouffe avec la belle famille.

    En plus ce qui est décrit a lieu dans la campagne d'un pays riche, privilégié (dont le niveau de vie s'est bâti sur le pillage des pays du sud), au mépris de la crise climatique et humanitaire globale, alors que plus 5 milliards de gens vivent dans les mégapoles ou-bien survivent dans des zones désertifiées et sacrifiées par la mondialisation.

    Il est encore temps de s'affranchir de l'anthropocentrisme, du moins si l'on souhaite que les générations qui nous suivront aient un avenir. Pas seulement face aux défis écologiques, mais aussi sur le plan du mental et du spirituel. Tout est lié.

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  • Merome
    Merome
    2019-03-29

    Non mais je reviens à ton propos d'origine sur la permaculture : "Le but étant de supprimer touts intrants." Ça, ça ne marche pas. Tu ne peux pas prélever de la matière organique à chaque récolte sans ajouter d'intrants. Les déchets verts de la parcelle récoltée ne suffisant pas. Donc soit tu prends cette matière organique ailleurs, mais dans ce cas ton système n'est pas autonome et donc pas tenable dans le temps. Soit tu utilises des animaux pour avoir un cycle complet sur place.
    Maintenant, on est bien d'accord que ça nous oblige pas à bouffer ces animaux et encore moins à les assassiner sauvagement. Mais on peut pratiquer un élevage un peu éthique, à la Damien Dekarz : https://www.youtube.com/watch?v=n557NYtB5XQ

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  • Emmanuel Florac
    Emmanuel Florac
    2019-03-29

    @Merome avoir des poules et/ou des canards contre les insectes dans ses cultures ne me paraît pas un traitement inhumain de ces animaux. Manger leurs œufs non plus d'ailleurs (ils les pondent de toute façon).
    Par ailleurs couper le cou à un poulet n'est pas "l'assassiner sauvagement". En général on sait le faire avec plus d'efficacité et moins de souffrance qu'une fouine ou un renard...

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  • L'Intrus
    L'Intrus
    2019-03-29

    @Merome
    C’est l’élevage et l’agriculture (ou permaculture, qu’importe) qui doivent être remis en question en tant que tels. Pas telle forme d’élevage contre telle autre, l’elevage en soi. Sans élevage, les 4 cinquièmes de l’agriculture n’ont plus de raisons d’etre Et le gigantisme agricole non plus. Ne restera alors plus qu’une culture à taille humaine.

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  • L'Intrus
    L'Intrus
    2019-03-29

    @Emmanuel Florac

    Par ailleurs couper le cou à un poulet n’est pas “l’assassiner sauvagement”. En général on sait le faire avec plus d’efficacité et moins de souffrance qu’une fouine ou un renard…

    Tu fais exprès ou bien ? Le problème n’est pas l’art et la manière d’assassiner du bestiaux, mais que l’on n’en a pas besoin, contrairement à la fouine ou au renard.
    Quand à la réelle souffrance, pas seulement physique, pas seulement au moment de l’abattage, entre un renard qui te saute dessus pour te bouffer alors que tu étais libre, et toute une vie d’attente d’exécution au milieux d’autres condamnés... Entre un ennemi qui te débusque et t’abat et des années à attendre la mort dans un camp de concentration

    Ce qui m’etonne, c’est que tu continues à nous assener des arguments qui ont été réfutés depuis des décennies, voire des millénaires si on pense à Diogène. Mais non, tu continues, pas de pire aveugle... Comme d’autres continuent à voir les noirs comme inférieurs...

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  • Emmanuel Florac
    Emmanuel Florac
    2019-03-29

    @L'Intrus tu m'excuseras mais le retour au mode de vie chasseur cueilleur n'est pas vraiment une option. Même si on génocide la moitié de la population en guise d'entrée en matière.

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