• Zatalyz Lach'lan
    Zatalyz Lach'lan
    2019-10-08

    J'étais tombée sur une gynéco qui partageait ce point de vue. Pour elle le plus efficace reste l'auto-palpation : si on sent une différence, ok, on va faire un examen et on surveille (ou si on a des symptômes autres) mais elle considérait qu'il ne fallait pas s'affoler trop vite et prendre le temps de bien vérifier que c'est pathologique avant de proposer une intervention, et pas juste un de ces nombreux petits trucs "anormaux" mais anodins et sans danger...

    Le truc c'est que le cancer est devenu la première cause de mortalité ces dernières décennies : on a toute les chances de connaître quelqu'un qui est mort d'un cancer, ou qui connaît quelqu'un qui en est mort. Donc, forcément, ça fait peur. Mais ce chiffre est effectivement à mettre en perspective : on connaît aussi probablement plus de gens qui ont eu un cancer et qui y ont survécu, et globalement on vit mieux et plus longtemps qu'il y a un siècle (du moins en occident). Et si le cancer est devenu la première cause, c'est aussi parce qu'on a diminué d'autres causes de mortalité, par exemple la guerre, la pneumonie et la tuberculose, la famine...

    La difficulté est de trouver des médecins ayant du sens critique : qui vont proposer un traitement lorsque c'est nécessaire, mais qui vont résister au piège de la surmédication et du surtraitement. L'objectif n'étant évidement pas d'aller dans le sens inverse, à refuser tout traitement quoi qu'il arrive et à mourir bêtement d'un truc qu'on soigne bien.

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