• Anne Har
    Anne Har
    2020-07-20

    Je n'oublierai jamais le jour où, venus récupérer des amis, nous mouillons au port d'Olbia en Sardaigne. Il était désert, avec seulement des cargos immobiles sous un soleil de plomb, notre voilier y était incongu. Nous devions attendre l'avion, on avait pris de l'avance car en mer on ne sait jamais. Donc nous attendions, dans le silence de ce port assoupi. Soudain, un camion remorque est venu se positionner parallèlement à la mer. Il est resté là, comme abandonné, sous le soleil, et quelques heures plus tard, des mugissements ont commencé à s'en échapper, et n'ont plus cessé. Dans le port silencieux, on n'entendait qu'eux, angoissés, angoissants... Combien d'heures ont-ils encore attendu, qu'un cargo les charge pour une traversée, et puis quoi ? Encore un camion ? Encore des kilomètres ? Cela m'a rappelé que des hommes avaient connu, eux aussi, cet enfer. L'horreur ordinaire du réel faisait irruption dans le bleu des vacances... Fini l'insouciance...

    En Suède ils expérimentent je crois avec succès les abattoirs mobiles, qui vont dans les élevages - je suis étonnée que l'article n'en parle pas. Quant à la Suisse, son avance décrite ici en ce qui concerne les poules pondeuses est tout à son honneur, ainsi que les projets d'améliorations qui vont suivre. Parce qu'en Suisse, le souverain c'est le peuple !

    0
  • Claude
    Claude
    2020-07-24

    Quelques rare cas d'abbatage dans certeines ferme d'élevage française
    http://lavieagricole.com/6071

    0