• aerh2o@diaspora-fr.org
    aerh2o@diaspora-fr.org
    2020-09-24

    mouai....faut relativiser

    la Declaration des Droits de l'Homme défini le droit de propriété comme un droit naturel à tout etre humain
    le droit de propriété consiste à avoir le pouvoir de faire ce que l'on veut de sa propriété: la donner, la vendre, la preter, la louer, la troquer, la laisser à l'abandon, la faire fructifier mais aussi la detruire... bref, l'usus, le fructus et l'abusus
    donc rien que sur ce point, n'importe qui ayant 100 000€ pourrait en faire ce qu'il veut

    donner une part de sa propriété à ses enfants est normal, peut importe la valeur du don, que ce soit un caleçon, 10 €, 1000 ou 1 000 000 000 €, le principe reste le même ... Cependant ...

    dans l'article, on peut lire que le don defiscalisé doit suivre des conditions , je cite

    les dons doivent donc être dépensés au plus tard trois mois après le transfert et servir pour :
    . la création ou au développement d’une petite entreprise de moins de 50 salariés (via une augmentation de capital), sous réserve de respecter certaines conditions
    . le financement de travaux d’économie d’énergie dans sa résidence principale
    . la construction de son habitation principale

    Déjà, le qualificatif de "temporaire" montre une limite.
    Ensuite, si on regarde bien les conditions, on peut remarquer que ce cadeau n'en n'est pas un.... pourquoi?
    tout simplement parce que ce don "defiscalisé" doit obligatoirement etre dépensé, et seulement dans certains domaines, evidemment ceux dans lesquels l'Etat les récupere de maniere indirecte (via la fiscalisation des entreprises et des produits de construction/administratifs cf notaires etc, taxes sur les produits i"economie d'energie" issus d'entreprises en connivence)

    en d'autres termes, cette mesure est un appat, permettant à l'Etat de recuperer indirectement une grande partie de l'argent donné

    Il est étonnant que le denonciateur ne souleve pas ces questions et ces points, car il n'est pas question ici d'inégalité, mais plutot de droits de l'homme bafoués (> usus / fructus foulés aux pieds) , en disant plus simplement c'est du racket indirect perpetré par l'ogre étatique

    0
  • Jean Ferreira
    Jean Ferreira
    2020-09-24

    À chaque fois tu me tires presque une larme en faveur des plus riches.

    "le droit de propriété consiste à avoir le pouvoir de faire ce que l’on veut de sa propriété: la donner, la vendre, la preter, la louer, la troquer, la laisser à l’abandon, la faire fructifier mais aussi la detruire… bref, l’usus, le fructus et l’abusus"

    Et bien il serait bien temps que cela change. À l'heure ou la famine réapparaît dans les pays dits "développés", ou l'énergie devient de plus en plus rare et inaccessible pour les plus pauvres, on pourrait justifier l'abandon et l'abus et la destruction volontaire de ressources par les uns, quand la survie d'autres en dépendrait ?

    De quel ordre divin émane la notion de propriété ? De quel droit un Christophe Colomb posant le pied sur un sol déjà habité, le déclare propriété de l'Espagne ?
    La lune appartiendrait-elle alors aux Américains ? Mais lequel, Armstrong, Kennedy ou Von Braun ? La propriété de la lune serait alors protégée par le droit "naturel" et transmissible aux héritiers ?
    Je vais t'expliquer ce qu'est le "droit naturel". Le droit naturel c'est le droit de celui qui a la force d'imposer sa loi.
    Le droit défini ce qui est permis, pas ce qui est abusif, et quand la loi est abusive, elle transgresse l'égalité des droits stipulée à l'article 1 et doit alors être changée.
    - Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

    Et si la déclaration des droits de l'homme défini la propriété comme un droit :
    - Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.

    Il tempère également ce droit par un autre article :
    - Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

    Mais il faut aussi considéré que cette déclaration fondatrice des droits de l'homme a connu depuis plusieurs rectifications pour coller à l'évolution de la société, et aujourd'hui de l'écologie. Car en effet celle écrite en 1789 ne pouvait anticiper l'exploitation démesurée des ressources naturelles jusqu'à épuisement.
    Le "droit naturel" de l'homme se trouve arrêté contre le mur des limites du "renouvellement naturel" des ressources, sans parler de la nuisance à autrui par la jouissance abusive de celles-ci par qui s'en octroi la propriété par privilège financier ou prétexte légal.

    L'abolition des privilèges ayant été prononcée en 1789, il n'y a pas de raison qu'ils perdurent même par contournement.

    Il est temps de réécrire une nouvelle constitution, il est temps aussi d'écrire un nouveau préambule précisant les droits réactualisés de l'homme, mais aussi ses devoirs envers les espèces et leurs écosystèmes.

    Bref, l’usus, le fructus et l’abusus ne sont plus acceptables dans les conditions actuelles. Le monde Change, les lois, les droits et les devoirs doivent changer aussi.

    0
  • aerh2o@diaspora-fr.org
    aerh2o@diaspora-fr.org
    2020-09-24

    riche, pauvre ne sont que des qualificatifs qui ne font pas partie de mes critères pour definir un droit
    pour moi un humain riche pauvre, grand petit, noir ou blanc a les mêmes droits, et normalement, cela est garanti par l'Etat, c'est d'ailleurs sa fonction première

    ici, la personne est appatée, et sa propriété est raflée par l'Etat. Pour moi, y a probleme, que la personne soit riche ou non ne rentre pas dans l'équation

    Le droit naturel c’est le droit de celui qui a la force d’imposer sa loi.

    et bien non, ce que tu decris s'appelle la "loi du plus fort", rien à voir avec le droit naturel

    De quel droit un Christophe Colomb posant le pied sur un sol déjà habité, le déclare propriété de l’Espagne ?

    non, car cela s'appelle impérialisme et colonialisme, pas droit naturel. il faut replacer dans le contexte de l'époque: les sauvages n'étaient pas chrétiens, on se demandait s'ils avaient une âme, et étaient meme associés à des animaux (donc sans droits)

    La lune appartiendrait-elle alors aux Américains ? [...] La propriété de la lune serait alors protégée par le droit “naturel” et transmissible aux héritiers ?

    non plus, car la Lune a fait l'objet d'un traité stipulant qu'elle n'appartient à personne
    En revanche, il semble qu'actuellement, la Chine developpe un programme pour exploiter les ressources lunaires.
    Pour la Lune, j sais pas ou ça en est, mais je sais que pour l'exploitation des ressources des astéroides, c'est prévu.

    Mais il faut aussi considéré que cette déclaration fondatrice des droits de l’homme a connu depuis plusieurs rectifications pour coller à l’évolution de la société

    moi je vois plutôt que les rectifications ont été apportées pour protéger le politocard et aller dans le sens de l'Etat, comme le droit d'insurection qui a tout simplement été squizzé, ce qui peut se comprendre de la part des Hauts Ponctionnaires qui tiennent à leur place, payés par l'argent des autres et prélevé par coercition

    Car en effet celle écrite en 1789 ne pouvait anticiper l’exploitation démesurée des ressources naturelles jusqu’à épuisement.

    c'est un parti pris, car rationnellement, cela n'est pas vraiment démontré (cf petrole, gaz, métaux etc... ou des gisements continuent d'etre trouvés).

    sans parler de la nuisance à autrui par la jouissance abusive de celles-ci par qui s’en octroi la propriété par privilège financier ou prétexte légal.

    là en revanche, je te rejoins, car la puissance sensée protéger la propriété ne le fait pas (connivence, expropriation etc)

    L’abolition des privilèges ayant été prononcée en 1789, il n’y a pas de raison qu’ils perdurent même par contournement.

    d'accord aussi avec cela, le probleme est le même que plus haut: l'autorité, qui jouit de ces privileges, en fait beneficier ses copains (connivence). Les politiques et l'administration ne sont jamais inquiétés ni tenus pour responsables de leurs exactions, or ils sont les premiers à en faire, d'une part pour l'enrichissement mais aussi à des fins electoralistes

    il est temps aussi [...] ses devoirs envers les espèces et leurs écosystèmes.

    si ondemande au lion de definir les devoirs de la gazelle, on peut deviner qu'elle aura pour devoir de se jeter dans sa gueule sans mot dire ou courir...
    dit autrement, la Hautotorité n'imposera que des devoirs, c'est la porte ouverte à l'autoritarisme

    Bref, l’usus, le fructus et l’abusus ne sont plus acceptables dans les conditions actuelles. Le monde Change, les lois, les droits et les devoirs doivent changer aussi.

    ce sont les devoirs et les prérogatives de l'Etat qui doivent changés et etre de moindre mesure..> Etat minimal qui garantirai de fait moindre corruption / connivence / favoritisme / passe droit et autres coercition/ exaction

    0