• Ilyan Ziyad
    Ilyan Ziyad
    2014-10-12

    Pour ça : http://ilyanziyad.blogspot.com/2014/09/lutopie-qui-me-maintient-en-vie.html

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  • jérôme choain
    jérôme choain
    2014-10-12

    Effectivement, c'est assez dirigiste comme modèle. Et pas mal en contradiction avec le revenu de base finalement, puisqu'une de ses caractéristiques est le fait d'être inconditionnel.
    Tu fais quoi de ceux qui refusent le "service civil"?

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  • Ilyan Ziyad
    Ilyan Ziyad
    2014-10-12

    C'est intéressant ce que tu dis, car je ne voyais pas de contradiction. Assortir un droit avec un devoir c'est chose relativement courante. En ce qui concerne le cas du refus, il faudrait que je développe mais voilà en deux mots. Un conflit au sein d'une communauté est préférablement résolu de la façon suivante : l'individu est envoyé dans une autre communauté (peut-être les conditions y seront-elles plus propices). Quant au cas extrême de quelqu'un qui en ferait un principe et se rendrait donc incompatible avec n'importe laquelle des communautés, c'est le même problème que l'individu qui devient une menace pour la société dans son ensemble (en tirant dans la foule, par exemple) et on touche alors à la question du pouvoir judiciaire.

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  • Changaco
    Changaco
    2014-10-12

    Assortir un droit avec un devoir c'est chose relativement courante.

    La seule contrepartie d'un droit c'est qu'il ne doit pas empiéter sur ceux des autres. Un droit qui est adossé à un devoir, ce n'est pas un droit, c'est une sorte de dédommagement: tu sacrifies ta liberté et on te donne des miettes en échange pour éviter la révolte.

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  • Carole_Fabre
    Carole_Fabre
    2014-10-12

    question que je me pose, dans une société de ce type "La seule contrepartie d'un droit c'est qu'il ne doit pas empiéter sur ceux des autres" : que fait-on de ceux qui s'octroient des droits, si ils empiètent sur ceux des autres ?

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  • Changaco
    Changaco
    2014-10-12

    que fait-on de ceux qui s'octroient des droits, si ils empiètent sur ceux des autres ?

    Un droit qui empiète sur ceux des autres n'est pas un droit, c'est un privilège, et c'est au pouvoir judiciaire de rétablir l'équilibre. Si le privilège est légal (i.e. créé par la Loi) c'est aux gardiens de la Constitution d'intervenir (en France c'est le Conseil Constitutionnel, mais il est loin d'être parfait).

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  • Carole_Fabre
    Carole_Fabre
    2014-10-12

    C'est bien ce que je me disais :) cela conforte ce que je préconise de temps en temps et tant pis si on me taxe de anti libertaire ^^

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  • Ilyan Ziyad
    Ilyan Ziyad
    2014-10-12

    @Changaco, quand tu dis que "un droit qui est adossé à un devoir n'est pas un droit", est ce que tu parles d'une espèce d'idéal de ce qu'un droit devrait être, d'une théorie juridique existante, ou bien des droits tels qu'on les connaît dans nos sociétés? Le droit à se déplacer librement par exemple, est adossé au devoir d'être muni de ses papiers. En outre, la question de savoir où commencent les droits des autres et de où elle s'arrête est tellement fluctuante que ce critère ne permet pas de trancher beaucoup de questions juridiques. Un exemple : aux E-U, le droit des uns de se promener avec une arme n'empiète pas sur le droit des autres d'aller prendre en café sans risquer de traverser une fusillade. En France, c'est le contraire.

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  • Ilyan Ziyad
    Ilyan Ziyad
    2014-10-12

    @Changaco, quand tu dis que "un droit qui est adossé à un devoir n'est pas un droit", est ce que tu parles d'une espèce d'idéal de ce qu'un droit devrait être, d'une théorie juridique existante, ou bien des droits tels qu'on les connaît dans nos sociétés? Le droit à se déplacer librement par exemple, est adossé au devoir d'être muni de ses papiers. En outre, la question de savoir où commencent les droits des autres et de où ils s'arrêtent est tellement fluctuante que ce critère ne permet pas de trancher beaucoup de questions juridiques. Un exemple : aux E-U, le droit des uns de se promener avec une arme n'empiète pas sur le droit des autres d'aller prendre en café sans risquer de traverser une fusillade. En France, c'est le contraire.

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  • Changaco
    Changaco
    2014-10-12

    Je parle de ma vision du libéralisme, qui est très proche de celle de l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789:

    La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

    De mon point de vue la DDHC n'est pas réellement appliquée en France, qui n'est pas un pays libéral. De plus la DDHC elle-même a probablement besoin d'une mise à jour, car elle a clairement échoué à faire respecter les droits fondamentaux.

    En ce qui concerne l'équilibre entre les droits des uns et ceux des autres, il peut en effet varier d'un pays à l'autre et d'une époque à une autre, c'est normal que les opinions des peuples diffèrent et évoluent.

    Je ne sais pas si je suis très clair, n'hésitez pas à me demander des précisions.

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  • Ilyan Ziyad
    Ilyan Ziyad
    2014-10-13

    oui c'est un peu compliqué comme position. Tu es donc en quelque sorte un extrémiste des libertés individuelles , ce qui pourrait faire de toi un anarchiste ou un libertarien mais tu es quand même pour un état fort (car tu mets des majuscules à Conseil Constitutionnel et tu trouves que la France devrait faire appliquer strictement la DDHC). Comme tu défends un #revenudebase tu es plus à gauche qu'à droite. Si je devais te mettre dans une petite boîte je dirais que tu es un adepte du social-libéralisme.

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  • Changaco
    Changaco
    2014-10-13

    Je ne suis ni de droite ni de gauche (ni du centre ni des extrêmes). La politique n'est pas unidimensionnelle et je refuse ce faux clivage qui divise artificiellement la population en deux et qui permet aux oligarques de diviser pour mieux régner. Le #RevenuDeBase n'est d'ailleurs pas plus de gauche que de droite, il est soutenu par des personnes de tous horizons.

    Je suis d'avis que préfixer un mot par "social-" n'aide en rien à préciser le sens, je me qualifie de libéral tout court. Pour moi le Revenu de Base n'est pas une entorse au libéralisme que l'on ferait par solidarité, il est nécessaire pour que le droit à la propriété privée des riches n'empiète pas sur les droits des pauvres.

    Je vois l'anarchisme comme un idéal impossible à atteindre, au moins à court terme. C'est pourquoi je me rabats logiquement sur ce qui me semble être le plus proche tout en étant réaliste, c'est à dire le libéralisme et la démocratie, qui donnent le pouvoir à la majorité tout en protégeant l'individu et les minorités.

    Je ne suis pas pour un État fort, le libéralisme est basé sur la défense de l'individu contre l'ingérence de l'État. La DDHC est justement censée limiter les pouvoirs de l'État, et le Conseil Constitutionnel censé contrôler qu'elle est respectée.

    Ça ne me semble pas être une position compliquée, elle n'est juste pas très répandue, surtout en France où une bonne partie des gens pensent que "libéralisme" est un gros mot.

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  • jérôme choain
    jérôme choain
    2014-10-13

    un gros mot non, un truc à combattre, sans aucun doute :)

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  • Changaco
    Changaco
    2014-10-13

    Oui c'est bien ça le problème. Combattre le libéralisme c'est combattre le principe de Liberté, donc prôner l'autoritarisme, c'est à dire l'oligarchie voire la monarchie, ce qui est un comble dans un pays dont la devise est "Liberté, Égalité, Fraternité".

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