• zebulon 1ᵉʳ, dit "le maudit"
    zebulon 1ᵉʳ, dit "le maudit"
    2021-06-25

    [in FR, need]

    Cartographie de la propagation de la maladie de Lyme


    2000 - 2015

    La maladie de Lyme ^[en]^ est l'une des maladies à transmission vectorielle les plus courantes en Amérique du Nord, touchant des milliers de personnes par an. Les espèces de tiques du chevreuil (Ixodes scapularis) qui transportent la bactérie responsable de la maladie de Lyme se trouvent dans les régions chaudes et boisées de l'hémisphère nord. Avec le réchauffement du climat mondial, les tiques du chevreuil migrent vers le nord, ce qui signifie que davantage de personnes risquent de contracter la maladie.

    Serge Olivier Kotchi, de l'Agence de la santé publique du Canada, a étudié comment le changement climatique affecte l'incidence des maladies à transmission vectorielle au Canada, notamment le virus de Lyme et le virus du Nil occidental. Le géographe médical et ses collègues ont récemment publié une étude dans Remote Sensing ^[en]^ qui montre que le risque de maladie de Lyme s'étend vers le nord du Canada à mesure que les températures changent. Ils ont notamment constaté qu'entre 2000 et 2015, le risque de Lyme a doublé dans la province du Québec et triplé au Manitoba.

    Les cartes ci-dessus montrent le risque moyen de rencontrer des tiques porteuses de la maladie de Lyme dans le centre et l'est du Canada ; le risque est directement lié au nombre de tiques de cervidés adultes par kilomètre carré. Notez comment les valeurs de risque les plus élevées (rouge foncé) se sont étendues de manière significative sur la moitié sud de la carte de 2015. Kotchi et ses collègues ont cartographié les endroits où Ixodes scapularis s'est établi en combinant les données de terrain de la surveillance des tiques issues de recherches antérieures, les données satellitaires et les données de température des stations météorologiques.

    Des recherches antérieures sur le terrain au Canada ont utilisé une technique appelée "échantillonnage par traînée" pour déterminer la présence de tiques du cerf. Les chercheurs font glisser un tissu de la taille d'un mètre carré dans les bois et comptent le nombre de tiques qui tombent dessus. La technique d'échantillonnage consiste également à capturer des rongeurs dans des pièges vivants et à les examiner à la recherche de tiques et d'une exposition à Lyme.

    Afin de cartographier le risque de Lyme sur de vastes zones à une résolution d'un kilomètre, Kotchi et ses collègues ont combiné les données de terrain avec les données sur la température de la surface terrestre et la couverture terrestre ^[en]^ provenant des instruments MODIS (Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer) des satellites Terra et Aqua de la NASA.


    2000 - 2015

    Les tiques du cerf meurent dans des températures glaciales, mais les hivers plus chauds au Canada et en Nouvelle-Angleterre permettent maintenant aux tiques d'établir un habitat plus au nord. Les auteurs ont utilisé les données MODIS pour prévoir l'habitat adéquat des tiques du cerf, en examinant les températures moyennes pour chaque jour et en additionnant les degrés au-dessus de 0° Celsius sur l'ensemble de l'année (une mesure connue sous le nom de degrés-jours ^[en]^). La carte montre l'évolution des degrés-jours au-dessus de 0°C entre 2000 et 2015.

    Les auteurs ont constaté qu'une grande partie du centre et de l'est du Canada s'est réchauffée de 15 à 35 degrés-jours par an, rendant ces régions plus habitables pour les tiques du chevreuil. Certains endroits du sud du Manitoba, de l'Ontario et du Québec se sont réchauffés de plus de 35 degrés-jours par an. À partir de ces calculs, l'équipe de recherche a mis au point un algorithme permettant de prédire le risque d'apparition de tiques. Ils estiment que le nombre moyen de tiques de chevreuil adultes par kilomètre carré dans la province de Québec est passé de 56 en 2000 à 103 en 2015. Dans la province du Manitoba, ce nombre est passé de 36 par kilomètre carré à 110.

    Comme le climat mondial continue de se réchauffer, le risque de maladie de Lyme au Canada devrait augmenter encore plus. "Les premiers cas de maladie de Lyme au Québec ont eu lieu à la fin des années 1990", a déclaré Kotchi. "Depuis, la maladie de Lyme est en expansion au Canada". Selon l'Agence de la santé publique du Canada, les cas de maladie de Lyme au Canada ^[en]^ sont passés de 144 personnes infectées en 2009 à 992 en 2016.

    Images de l'observatoire terrestre de la NASA par Lauren Dauphin, à partir des données de Kotchi, Serge, et al. (2021) ^[en]^. Photo de la tique par Catherine Bouchard, Agence de la santé publique du Canada. Article d'Emily Cassidy, rédactrice scientifique de la NASA ESDS.


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