• stefofficiel@diaspora-fr.org
    stefofficiel@diaspora-fr.org
    2014-11-06

    Bim, dans ton gueule !

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  • Robert Biloute - on BiloutePod
    Robert Biloute - on BiloutePod
    2014-11-06

    Bravo!!

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  • Framatophe
    Framatophe
    2014-11-06

    La situation, qui ne date pas d'hier, n'a fait qu'empirer. Personnellement, avant de trouver un emploi stable, ce sont les Assedics qui ont financé mes recherches. Mais il ne faut cependant pas croire que tous les chercheurs s'en plaignent ! Cette situation au détriment des jeunes chercheurs, peut parfois satisfaire les universités. En effet,le turn over facilite la docilité! On peut alors demander à un jeune chercheur de produire des articles et effectuer des tâches d'enseignement soit de manière quasi-bénévole soit en s'assurant même parfois que les Assedic seront là pour sauver la mise.
    J'ai vu de mes yeux un professeur d'Université demander à un jeune docteur si, pendant 6 mois les assedics pouvaient le prendre en charge et ainsi participer au programme de recherche en cours ! J'ai entendu un jeune docteur se plaindre de son directeur de labo qui exigeait sa présence au détriment des rendez-vous Assedics (donc avec le risque de perdre ses indemnités).
    Et je n'ose même pas dire combien de fois j'ai entendu des phrases comme :
    - "tu sais on ne peut pas servir la science pour de l'argent"
    - "tu sais, trois post-doc, ce n'est pas rare, estimes-toi heureux de les avoir décroché (oui, parce que maintenant, pour avoir un post-doc, il faut quasiment être recruté comme un maitre de conférence, avec à peu près autant de chance).
    etc.

    Ce que je veux dire c'est c'est que les chercheurs sont au moins autant responsables de la situation que les politiques, soit par leur inaction soit par leur hypocrisie. Je pèse mes mots : au lendemain de la naissance du Collectif "Sauvons la Recherche" et des manifestations de rue contre la réforme de la recherche, j'ai vu les mêmes chercheurs levant le poing dans la rue se précipiter sur les appels d'offres de l'ANR et entrer dans la danse pour être les premiers à bénéficier du nouveau système en place.

    C'est qui a fait que je me suis retiré du jeu tout en restant chercheur associé : je gagne ma vie et je fais les recherches qui me plaisent, quand j'en ai envie / le temps. Je ne dirais pas que mon doctorat n'a servi à rien (je travaille aussi avec un salaire confortable, sans être délirant), mais très honnêtement, je suis bine content d'être sorti de la spirale sans fin des petits postes qu'on vous envoie comme on donne sa pâtée au chien.

    Mes ex-collègues et professeurs ne l'ont jamais très bien compris (et m'en on voulu!), et certains en sont encore à galérer (6 ans après!!). C'est désespérant.

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