• L'intrus
    L'intrus
    2023-12-31

    Curieux de posséder un smartphone avec ce genre de discours… du coup, ça sonne un peu comme du que-de-la-gueule…

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  • Hakim Bey II
    Hakim Bey II
    2023-12-31

    Je le reconnais parfaitement. L'achat de ce monstre électronique fait partie de ma vie de consommateur frustré que j'assume. Finalement, si j'ai souhaité être sarcastique c'est aussi envers moi-même, à me demander pourquoi je me suis laissé tenté par les voix de la sociabilité en ligne permanente (dans ma poche). Aujourd'hui j'ai limité son usage aux textos et au téléphone mais pas tellement de façon violente, plutôt par laisser-pourir. D'ailleurs, comme je le dis : il ne me parle plus. Et c'est assez apaisant

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  • L'intrus
    L'intrus
    2023-12-31

    De l'avantage de vivre loin de tous et de tout. Pas de tentations, pas de sociabilité hypocrite, et personne à qui envoyer de textos. Alors en recevoir…! ;)

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  • Hakim Bey II
    Hakim Bey II
    2023-12-31

    Les tentations autour de moi sont en effet pléthore, surtout dans la ville touristique où j'habite qui me fait un peu penser à un disneyland en vieilles pierres. Mais bon... je crois que je suis corrompu. A tout le moins, mon ordinateur est protégé de toute agression publicitaire et la musique tourne en permanence quand je suis chez moi, ce qui est le cas la plupart du temps. Quant à être sociable, je crois que ça me convient aussi mais quelle paix depuis que mon "smartphone" ne bip plus toutes les 10 minutes pour m'annoncer le moindre non-événement ! Au début ça donne un peu l'impression de régresser malgré tout. Le poison est durable

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  • L'intrus
    L'intrus
    2023-12-31

    Les tentations avaient plutot tendance à m'ecoeurer, tout comme la consommation en général, avec ce sentiment que les salariés se sentaient obligé d'acheter pour acheter histoire d'entretenir l'illusion de travailer pour quelque chose (ce qui implique de détourner le regard de toutes les autres espèces animale - hormis nos esclaves domestiques - sous peine de se poser des questions…)…
    Jamais eu de smartphone mais le sentiment que tu décris pourrait correspondre à celui que j'ai éprouvé dans m fuite des autres∞

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  • Hakim Bey II
    Hakim Bey II
    2023-12-31

    Personnellement, ne pas travailler me sied parfaitement, la consommation elle-même est une illusion dont je m'écarte petit à petit mais j'ai eu le bonheur d'avoir une éducation petite-bourgeoise solidement ancrée dans la pulsion d'achat (surtout si c'est "joli") contre laquelle je lutte parfois encore un peu même si je suis plutôt du genre à croire que j'ai déjà trop de choses qui ne servent à rien.Je me suis souvent demandé s'il ne fallait pas que je parte loin de ce carnaval mais j'ai un souci : je suis schizophrène. Et sans traitement, la vie devient vite un enfer insupportable. Du coup, je reste dans l'indécision existentielle...

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  • L'intrus
    L'intrus
    2023-12-31

    Plusieurs décennies que je tiens grâce aux anti-depresseurs - ayant supprimé les anxiolytiques une fois les causes (les autres) écartées.
    Sinon, c'est la découverte de Diogène et de la philosophie pratique kunique (Cynisme philosophique) qui m'a permis de me désencombrer (ainsi que l'incendie qui a ravagé ma cabane et grandement facilité la transition). Mes affaires tenaient dans une voiture quand je suis venu me réfugier ici (Crète)…
    Il n'est pas si difficile de vivre autrement, de ne pas travailler, d'échapper à la bêtise humaine (au moins celle des autres) mais il faut s'y prendre très tôt pour esquiver les pièges. Jamais voulu travailler et,donc, dès le départ, refus de passer le moindre diplôme.
    La famille petite-bourgeoise élimine le remord de leur faire payer leur égoisme initial de nous avoir imposer l'existence.

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  • Hakim Bey II
    Hakim Bey II
    2023-12-31

    Sur le "il faut s'y prendre très tôt" je pense qu'il est maintenant trop tard pour moi. J'ai une poignée de bons amis avec qui il est encore possible de discuter même si mon excentricité conduit à l'impasse politique (le changement oui, changer non) et d'une certaine façon je me suis adapté, tout en restant très en retrait. Un peu opportuniste, je vis de l'AAH et mon appartement est mon sanctuaire. Je reste attaché à mes livres et à mon ordinateur avec l'envie de croire (probablement une autre illusion) que je serai un jour capable d'être un virus pour autre chose (mégalomanie). Diogène est une piste, certes, mais finalement : en ai-je la force ?
    Je suis assez d'accord avec toi dans le fait que ma famille m'a imposé l'existence. D'ailleurs toutes les fois où j'ai voulu me suicider, dès l'enfance, les choses ont été mises à l'envers : c'était moi l'égoiste. Pire : le refus de Noël a également été vu comme un égoisme, à savoir que je les empêchais de pouvoir offrir, ce qui étrangement allait à l'encontre de leur "plaisir". Pour reprendre tes termes, je n'ai eu aucun remord à couper les ponts avec eux

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  • L'intrus
    L'intrus
    2023-12-31

    Oui, ils sont très doués pour inverser les rôles, à nous accuser d'égoîsme dès qu'on refuse de subir leur conception des choses. "'Conception" n'est pas le mot d'ailleurs. Ils ne conçoivent rien, se contentent de suivre en gardant la tête dans le guidon, s'abrutissant volontairement parce que reflechir, ça fatigue…

    en ai-je la force ?

    Le sentiment qu'il est plus facile de se désencombrer que le contraire… mais le fait est que si ce projet me tenait depuis l'adolescence, il a fallut une sévère dépression pour que je n'ai plus d'autres solution que la fuite

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